Jean-Baptiste Monnot
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| Naissance |
Eu, France |
|---|---|
| Lieux de résidence | Rouen, France |
| Activité principale | Organiste |
| Activités annexes | Administrateur de l'église abbatiale Saint-Ouen de Rouen |
| Lieux d'activité | Abbaye Saint-Ouen de Rouen |
| Années d'activité | depuis 2004 |
| Collaborations | Fanny Ardant |
| Formation | Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, École supérieure de musique de Stuttgart |
| Maîtres | Jean Guillou, Olivier Latry, Michel Bouvard, François Ménissier, Louis Thiry, Bernhard Haas |
| Enseignement | Conservatoire international de musique de Paris, Conservatoire à rayonnement départemental de Mantes-la-Jolie |
| Récompenses | 1er prix du Concours du jeune organiste de Saint-Germain-des-Fossés, présidé par Marie-Claire Alain (2002) |
| Site internet | www.jeanbaptistemonnot.com |
Jean-Baptiste Monnot est un organiste français, né à Eu le . Il est titulaire du grand orgue « Aristide Cavaillé-Coll » de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen.
Études et concours
Né en 1984 à Eu[1], Jean-Baptiste Monnot découvre l'orgue à 12 ans en entendant l'orgue Cavaillé-Coll de l'église Saint-Jacques du Tréport[2],[3],[4]. Il étudie d'abord le piano avec Hervé Gringoire, puis l’orgue à l’École nationale de musique de Dieppe avec Nicolas Pien et Yvette Martin. Il entre en 1999 au Conservatoire national de région de Rouen[5], où il étudie avec Louis Thiry et François Ménissier. Il obtient la Médaille d’or en 2002[6], le Premier prix de perfectionnement en 2003 et le Premier prix d’excellence en 2004. En 2002, il remporte à l’unanimité le premier prix du quatrième Concours du jeune organiste de Saint-Germain-des-Fossés présidé par Marie-Claire Alain[7].
En 2004 à 19 ans, il entre au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe d’Olivier Latry et Michel Bouvard et obtient le diplôme de formation supérieure en 2007[8]. Il se perfectionne également auprès de Bernhard Haas à la Hochschule für Musik de Stuttgart[9]. Il suit à plusieurs reprises les masterclass de Jean Guillou à la Tonhalle de Zürich et à l’église Saint-Eustache, dont il devient l'assistant de 2004 à 2014[10],[11],[12],[13].
Carrière

Depuis le , Jean-Baptiste Monnot est titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20]. Il y donne chaque été une classe de maître au rayonnement international[21].
Sa carrière de concertiste l’amène à se produire régulièrement en soliste ou avec ensemble à travers le monde : Toulouse, Paris, Berlin[22], Vienne, Sydney, Londres, Kiev, Kazan, Perm, Rome, etc. et en récital outre-atlantique à New-York, Cleveland[23], La Nouvelle-Orléans, Boston, etc.
En 2010, il est nommé pour une durée de six mois artiste en résidence à la cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans[24]. La même année, il crée la musique de scène de Jean Guillou pour Macbeth[25] de William Shakespeare à Kyoto et Nagoya, au Japon.
Il se produit également avec l’Orchestre de Voronej, l’Orchestre philharmonique de Louisiane, l’Orchestre philharmonique de Kiev et en concert orgue et piano avec Valérie Schaeffer à l’Österreichischer Rundfunk de Vienne ainsi qu’en formation 4 mains avec Benjamin Alard, Sarah Kim, Paul Goussot, Mathias Lecomte ainsi qu'en duo trompette et orgue avec Fabien Norbert[26].
En complément de ses activités de concertiste, Jean-Baptiste Monnot a enseigné au Conservatoire international de musique de Paris de 2004 à 2010 et au Conservatoire à rayonnement départemental de Mantes-la-Jolie[27] de 2012 à 2016[28]. Il a été titulaire de l'orgue historique Georges Wenner de l’église Saint-Louis-des-Chartrons à Bordeaux[29] de 2004 à 2013 et titulaire de l’orgue historique Joseph Merklin de la collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie de 2013 à 2016[27].
Au début des années 2020, les mesures sanitaires visant à répondre à la pandémie de Covid-19 en Europe n'épargnent pas le domaine de la culture — comme en France — et affectent son calendrier ainsi que son auditoire, ses représentations devant être parfois annulées ou radiodiffusées[4],[30],[31].
Cependant, en , il accompagne Fanny Ardant lors d'une représentation musicale et théâtrale (adaptation d’un roman de Laurence Plazenet) dans le cadre du festival de l'Académie Bach à Arques-la-Bataille[32].
Le , il accompagne avec Oswald Sallaberger un office très particulier célébré par l'abbé Bertrand Laurent à Saint-Ouen de Rouen, puisque aucune Veillée de Noël n'avait été célébrée en ce lieu depuis probablement plus de quarante ans, selon Henry Decaëns[33],[34],[35].
En 2022, il réalise un enregistrement pour le Royal College of Organists[31],[36].
Organiste concertiste reconnu internationalement[37], il fait partie de jurys internationaux[38].
En , lors d'un ciné-concert, il joue une improvisation musicale du film Nosferatu depuis l'Orgue du Voyage, orgue portatif basé à Rouen et installé pour l'occasion à côté d'une navette Bourane, au Musée des Techniques de Spire[39].
Créations
Orgue du Voyage
Jean-Baptiste Monnot est le concepteur et l’interprète principal de l’Orgue du Voyage[40], qui demeure principalement dans la chapelle d'axe de l'abbatiale Saint-Ouen de Rouen[41]. Au total, la construction de cet orgue a duré 5 ans[35],[42]. Transportable et modulable[43],[44],[45], cet instrument à transmission électronique unique permet un usage esthétique et pédagogique en divers lieux, religieux ou non[46], tels que la Nef des Machines de l'île de Nantes[45], la Croisée des Arts de Saint-Maximim, l'Abbaye de Vaucelles[47], le musée des Beaux-Arts de Rouen[42] ou la Pyramide du Louvre[41]. Avec ses huit modules indépendants et sa large palette de sonorités, l'Orgue du Voyage est plus pratique que l’orgue mobile inventé par Pierre Cochereau[43] et constitue la source d'inspiration du Gulliver de Henri-Franck Beaupérin[48]. Il est doté de 3 claviers[39].
Festival des orgues Cavaillé-Coll
Jean-Baptiste est le concepteur du Festival des orgues Cavaillé-Coll[42],[N 1]. Depuis 2019, il est également directeur artistique de ce festival[49].
Dans la littérature
Philippe Meyer, Un Parisien à travers Paris, Robert Laffont, , « Le bon Dieu du pâté en croûte », p. 55.
Transcriptions
- Alexandre Scriabine : Étude en ut dièse n°1, op. 2, Prélude en la mineur n°2, op. 11 et Prélude n° 2, op. 59
- Wolfgang Amadeus Mozart : Quatuor n° 15 en ré mineur, KV 421 : Allegro
- Johann Sebastian Bach : Fantaisie chromatique et fugue, BWV 903
- Robert Schumann : Scherzo de la Symphonie no 4 en ré mineur, op. 120.