Il était le fils de Jean-François Rousseau ou Rousseau de Perse (1753-1808), consul de France à Bassora et Bagdad[1] et d'Anne-Marie Sahid. Jean-Baptiste Rousseau, marié avec Élisabeth Outrey (1778-1863), fille de Christophe Outrey, chirurgien et apothicaire installé à Bagdad dans les années 1770, devenu médecin du pacha de Bagdad, et soeur de Georges Outrey, drogman puis vice-consul à Bagdad, dont il eut quatre enfants.
Carrière
Il fut lui-même consul à Bassora le , mais demeura consul général à Alep et près la régence de Tripoli (1808). En , il quitte Alep pour Téhéran, où il prend part à la mission du général de Gardane, envoyé par Napoléon pour concrétiser la nouvelle alliance franco-persane. Retourné en Syrie peu après la mort de son père, il y prend connaissance de sa nomination comme consul général à Alep le . Désigné ensuite comme consul général à Bagdad le , il ne s'installe pas à son poste, mais demeure à Alep, où son successeur Constantin Guys a pris ses fonctions, séjournant parfois en France. Le , il est finalement nommé consul général et chargé d'affaires à Tripoli de Barbarie, en bénéficiant de la protection du duc d'Angoulême. De retour en France en 1829, il s'établit à Marseille dans l'attente d'une nouvelle affectation, qui ne vient pas. Il décède dans la cité phocéenne le [2].
Publications
On lui doit de savants ouvrages: Description du pachalik de Bagdad (Paris, 1809, in-8°); Mélanges d’histoire et de littérature orientale (Ibid., 1817, in-8°); Mémoire sur les Wahabis, les Nosaïris et les Ismaëlis (Ibid., 1818, in-8°); Notice historique sur la Perse ancienne et moderne (Marseille, 1818, in-8°), etc.