Jean-Baptiste Vacher de Tournemine
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| Député français | |
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| Recteur de l'académie de Clermont-Ferrand | |
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| Conseiller général du Cantal | |
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| Député au Corps législatif | |
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| Membre du Conseil des Anciens | |
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| Baron |
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| A travaillé pour |
Faculté des lettres (Clermont-Ferrand, 1810-1896) (d) |
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Jean-Baptiste Charles Vacher de Tournemine est un homme politique français né le à Pleaux en Auvergne et mort le à Escorailles (Cantal).
Famille et nom
Jean-Baptiste Charles Vacher de Tournemine est né le à Pleaux en Auvergne[1],[2],[3],[4]. Il est le fils de Jean-Baptiste Vacher, avocat au parlement, et de Geneviève Doulé[2],[3].
Il se fait appeler Vacher de Bourg-l'Ange avant 1789, Vacher pendant la Révolution, Vacher-Tournemire ou Vacher de Tournemire sous l'Empire et finalement Vacher de Tournemine, nom sous lequel il est créé baron sous la Restauration[5].
Carrière
Docteur en droit[1],[2],[3], il est avocat et favorable à la Révolution française[3]. En 1786, il est chargé par le garde des sceaux Armand Thomas Hue de Miromesnil de mener des recherches historiques dans les archives d'Aurillac et de réunir des documents sur l'histoire de l'Auvergne. Il peut ainsi se constituer un réseau de connaissances parmi les notables, réseau décisif pour le début de sa carrière politique. En , il rédige le mémoire du tiers état d'Aurillac. Il est conseiller municipal d'Aurillac après le et commandant de la garde nationale de Mauriac[2].
Le , il est élu député suppléant du Cantal à l'Assemblée législative[2]. Il est président du directoire du département du Cantal en 1791, puis procureur général syndic[1],[2],[3]. Il est emprisonné quelques jours en 1793[2],[3]. Le 20 brumaire an III (), il est nommé maire de Mauriac[2]. Il est élu député du Cantal au Conseil des Anciens le 22 vendémiaire an IV () et réélu le 23 germinal an VII ()[1],[3].
Rallié au Consulat, il est député du Cantal au Corps législatif du 4 nivôse an VIII () à 1806[1],[5],[3],[4]. Il est ensuite recteur de l'académie de Clermont de 1809 à 1811 et préside à ce titre la réinstallation[5],[3], le , de la faculté des lettres de Clermont[3]. Il entre ultérieurement dans la magistrature et préside le tribunal de Mauriac[1],[5],[3] du au [5].
Il est de nouveau élu député du Cantal le et réélu le [3],[4]. Il siège dans la minorité de la Chambre introuvable, à gauche. Il est élevé au titre de baron héréditaire par lettres patentes du [5],[3]. Il est député jusqu'au [4]. Il ne se représente pas aux élections de 1824[1],[3]. Conseiller général du Cantal de 1807 à 1818, il préside cette assemblée en 1813 et en 1818[5].
Il meurt le à Murat dans le département du Cantal[1],[3],[4].
Mariage et descendance
Il se marie le , à Aurillac, avec Gabrielle de Lolier (1762-1834), fille de Philibert Jean-Baptiste Lolier, avocat en Parlement et de Marie-Thérèse du Laurens[6]. Ils ont six enfants[6],[3] :
- Émilie, née en 1784, épouse d'Antoine Jacques Christophe Cabanes, avocat[6] ;
- Victoire dite Pauline (1786-1839), épouse de Jacques Pascalis, intendant de Louis-Philippe[6] ;
- Bernard Vacher de Tournemine (1788-1861), général de division[6], grand officier de la Légion d'honneur[7] ;
- Étienne (1792-1872), conseiller général du Cantal[8].
- Rose (1794-1842), épouse de Pardoux Galving, receveur des finances[9] ;
- Jeanne dite Agathe (1799-1845), sans alliance[9].
Publications
- Recherches historiques et politiques sur l'origine des assemblées d'État et en particulier de celles d'Auvergne, [5].