Jean-Baptiste de Champaigne
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Rotterdam, musée Boijmans Van Beuningen.
(Champaigne est assis à gauche.)
| Naissance | |
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Professeur d'art (à partir du ), décorateur, peintre |
| Conjoint |
Geneviève Jehan (d) (à partir de ) |
| Membre de |
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Portrait d'un homme, peut-être Philippe de la Trémoille (né 1596). Comte de Olonne (d) |
Jean-Baptiste de Champaigne, né à Bruxelles le , et mort à Paris le , est un peintre français, neveu et élève du grand Philippe de Champaigne.
Enfance et formation
Né à Bruxelles, Jean-Baptiste de Champaigne est le fils de Catherine et d'Évrard de Champaigne. Il est baptisé à Bruxelles le . En 1643, à l'âge de 12 ans, il gagne Paris, où son oncle le peintre Philippe de Champaigne, établi en France depuis 1621 et qui vient de perdre son fils unique, Claude, l'a appelé pour en faire son élève[1]. Jean-Baptiste de Champaigne reçoit ainsi sa première formation dans l'atelier familial, en même temps que Nicolas de Plattemontagne (dont le nom de famille originel est van Plattenberg) avec qui il se lie d'amitié. Assez rapidement, son maître lui confie certaines responsabilités et l'associe aux grands chantiers auxquels il participe, notamment pour décorer le réfectoire du couvent du Val-de-Grâce[1].
Afin d'enrichir sa formation et parfaire ses connaissances, Jean-Baptiste de Champaigne se rend en Italie en 1658. Il séjourne à Rome, Florence, Venise et possiblement à Bologne pour s'inspirer des grands maîtres de la Renaissance en réalisant de nombreux dessins. Son apprentissage terminé, il retourne à Paris en 1659 et travaille comme collaborateur dans l'atelier de Philippe de Champaigne[1].
Carrière
Associé aux chantiers royaux menés par son oncle, Jean-Baptiste de Champaigne participe à la décoration de plusieurs appartements royaux, dont celui du roi au château de Vincennes (1661[1]) et celui du Dauphin, fils de Louis XIV, au palais des Tuileries (1667). Pour ce dernier, il assure l'essentiel du cycle décoratif sur L'Éducation d'Achille, son oncle lui laissant une certaine autonomie. Le , il entre à l'Académie royale de peinture et de sculpture où il est reçu en tant que peintre d'histoire après avoir présenté son morceau de réception, Hercule couronné par la Vertu et surmontant les Vices et les Passions (Lyon, musée des Beaux-Arts). Tout comme son oncle, il devient l'un des douze «anciens» fondateurs de l'Institution et y participe activement en prononçant quatre conférences au cours de sa vie.
En 1667, il peint un may de Notre-Dame intitulé Saint Paul lapidé à Lystre (Marseille, musée des Beaux-Arts) à la demande de la corporation des orfèvres parisiens[1]. Un an auparavant, son ami Nicolas de Plattemontagne avait réalisé un autre may de Notre-Dame: La conversion du geôlier de saint Paul (1666, Paris, musée du Louvre[2]). Durant l'année 1667, Jean-Baptiste de Champaigne se marie avec Geneviève Jehan, la nièce de Philippe de Champaigne. De cette union naît une fille: Catherine[1].


À partir de 1674 il participe aux décors du château de Versailles, notamment dans le salon de Mercure et l'oratoire de la reine. Parallèlement, Jean-Baptiste de Champaigne est connu et apprécié en tant que peintre religieux et reçoit à ce titre d'importantes commandes de tableaux d'autels, comme La Lapidation de saint Paul à Lystres, May de 1667, réalisé pour Notre-Dame de Paris, aujourd'hui au musée des beaux-arts de Marseille.
