Nicolas de Plattemontagne
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Nicolas van Plattenberg |
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| Famille |
Plettenberg (en) |
| Père | |
| Parentèle |
Jean Morin (oncle) |
| Membre de | |
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| Maîtres |
Nicolas de Plattemontagne[N 1], né le à Paris où il est mort le [1], est un peintre et graveur français.
Nicolas de Plattemontagne est le fils d'un peintre et graveur flamand d'Anvers, Matthieu van Plattenberg (Anvers 1606–Paris 1660), spécialiste de marines, qui s'est établi à Paris. Il est également le neveu du graveur Jean Morin, qui l'a initié aux techniques de la gravure.
Dans sa jeunesse, après avoir appris les rudiments de la peinture auprès de son père et de son oncle, il est l'élève de Philippe de Champaigne, l'un des plus grands artistes de l'époque, et devient l'un des principaux collaborateurs de l'atelier du maître en compagnie de Jean-Baptiste de Champaigne, né la même année que lui et avec lequel il se liera d'amitié. L'œuvre de Plattemontagne a d'ailleurs souvent été confondue avec celle de son maître et de son neveu Jean-Baptiste et ce n'est que récemment que plusieurs peintures lui ont été réattribuées.
Il est reçu en tant que peintre d'histoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1663, où il sera par la suite nommé professeur. Auparavant, Plattemontagne était surtout apprécié pour ses talents de portraitiste. L'année même de sa réception à l'Académie, il est retenu pour peindre le May[N 2] de la cathédrale Notre-Dame de Paris : il s'agit de la Conversion du geôlier de saint Paul, aujourd'hui conservée au musée du Louvre.
En 1655-1656, il participe, sous la direction de Philippe de Champaigne, à la décoration des appartements d’Anne d’Autriche à l’abbaye du Val-de-Grâce.
En 1669, c'est pour la décoration des appartements du dauphin au palais des Tuileries que l'on fait appel à lui. En 1703, Jean Ranc peint son portrait (château de Versailles), œuvre qui constitue le morceau de réception de cet artiste à l'Académie.
Le , il assista au mariage du peintre François Marot[2].
Plattemontagne meurt à Paris le , où il a accompli toute sa carrière de peintre.
Famille
- Matthieu van Plattenberg marié le avec Catherine Morin, sœur de Jean Morin[3] ;
- Nicolas de Plattemontagne, marié par contrat le avec Marie Beaudin, dont il a eu :
- Nicolas-Anne de Plattemontagne ( -1743)[4], ordinaire de la musique du roi ;
- Paul de Plattemontagne, musicien ;
- Claude de Plattemontagne, peintre ;
- Marie-Anne de Plattemontagne ;
- Françoise de Plattemontagne (1636- ) mariée en premières noces avec Henri Blomaers (vers 1625-vers 1663), peintre, en secondes noces, en 1665 avec Louis Bost (vers 1630- ), cousin de Marie Beaudin ;
- Catherine de Plattemontagne (1642-1692) mariée le avec Philippe Vleughels (1619-1694)[5]
- Jacques Philippe Vleughels (vers 1660- ), peintre, marié en 1699 avec Catherine de Cyrano de Bergerac[5], nièce de Savinien de Cyrano de Bergerac ;
- Catherine Vleughels (1663- ) ;
- Nicolas Vleughels (1668-1737), peintre, marié en 1731 avec Thérèse Gosset (1703-1756), belle-sœur de Giovanni Paolo Panini.
- Nicolas de Plattemontagne, marié par contrat le avec Marie Beaudin, dont il a eu :
Son œuvre
Son œuvre a sombré dans un oubli relatif après sa mort si bien que, jusqu'à une date récente[Quand ?], il s'est souvent avéré difficile d'identifier ses tableaux et de les différencier de ceux de Jean-Baptiste et Philippe de Champaigne. Outre ces deux peintres, des œuvres de Plattemontagne ont également été attribuées par le passé à des artistes tels que Charles Le Brun, François Verdier, Nicolas Colombel ou encore Noël Coypel. Pourtant, Plattemontagne possède un style personnel reconnaissable et, s'il est effectivement parfois proche de celui de Jean-Baptiste de Champaigne, il n'a que peu à voir avec celui de Philippe de Champaigne, comme le démontrent d'ailleurs les anciennes attributions qu'ont pu connaître ses tableaux, parfois rapprochés de la manière très différente de Charles Le Brun et de son école.
S'il possède bien des caractéristiques rappelant tous ces peintres, le style de Plattemontagne est marqué par un classicisme certain, tempéré cependant par une palette sombre qui fait parfois penser à des effets rembranesques.
Le corpus de ses œuvres, reconstitué par des historiens de l'art à la fin du XXe siècle et au début du XXIe siècle, regroupe actuellement dix-sept peintures et environ quatre-vingt dessins. Ceux-ci sont parfois signés « Montagne » et sont reconnaissables par la vigueur du trait et une recherche d'expressivité.
Galerie d'images
- Portrait de Jean Morin
- Portrait de
Henri Louis Habert de Montmor - Apollon
- Moise sauvé des eaux
- Sainte Geneviève donnant sa protection aux malades
