Jean-Charles Schwartz

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Jean-Charles Schwartz, né le à Paris, est un neurobiologiste, pharmacien et chercheur français. Époux de Ketty Schwartz, née Gersen (1937-2007) et père d'Olivier, Marc et Emmanuelle. Il est membre de l'Académie des sciences.

Jean-Charles Schwartz est docteur en pharmacie (Paris, 1960), docteur ès sciences (Paris, 1965), diplômé de l’Institut de Pharmacodynamie et Pharmacotechnie (Paris, 1961). Il a été professeur de physiologie des facultés de pharmacie des universités de Haute Normandie puis de Paris 5-René Descartes (1968-2001) et professeur de neuropharmacologie à l’Institut Universitaire de France (1990-2000).

Il a été interne en pharmacie (1958-1963), assistant à la Pharmacie Centrale des Hôpitaux (1964-1968) puis Pharmacien-chef à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (1968-1999).

Il a dirigé les unités de "Neurobiologie et Pharmacologie" puis de Neurobiologie et Pharmacologie Moléculaire de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de 1972 à 2001[1]. Il a été vice-président du conseil d’administration de l’Inserm (1999-2002 ).

Il a co-fondé avec le Dr Jeanne-Marie Lecomte les sociétés de recherche/développement et exploitation pharmaceutiques Bioprojet (1981), Bioprojet Pharma (1992) et Bioprojet Biotech (2001). Il est le directeur scientifique.de Bioprojet depuis 2001[2].

Travaux scientifiques

Jean-Charles Schwartz, spécialiste de la neurobiologie et la pharmacologie des médiateurs chimiques du cerveau, a découvert et développé de nouvelles classes de médicaments, principalement en neuropsychiatrie.

Il a étudié les fonctions cérébrales de l'histamine et de la dopamine. Il a établi le rôle neurotransmetteur de l'histamine dans le cerveau[3] : il a décrit les voies de son métabolisme, localisé les voies neuronales histaminergiques[4], identifié et localisé les récepteurs (H1,H2 et H3) médiant ses actions[5],[6] . Ses travaux sur le rôle des neurones histaminergiques dans le contrôle de la vigilance ont contribué à la mise au point des antihistaminiques de seconde génération, dépourvus d'effets sédatifs. Il a découvert le récepteur H3[6], mis en évidence le rôle de sa forte activité constitutive dans le contrôle de l’activité des neurones histaminergiques cérébraux[7], mis au point les premiers ligands sélectifs de ce récepteur[8] et développé le pitolisant, (Wakix), un agent éveillant et anticataplectique utilisé pour le traitement des patients atteints de narcolepsie[9].

Ayant émis l'hypothèse de l'existence de plusieurs types de récepteurs de la dopamine[10], Jean-Charles Schwartz et ses collaborateurs ont identifié par clonage les deux isoformes d'épissage du récepteur D2[11], puis le récepteur D3[12]. Il a mis au point les premiers ligands sélectifs du récepteur D3 et les a utilisés pour montrer l'implication de ce récepteur dans la dépendance aux drogues et l’action des médicaments antipsychotiques[13]. Il a montré l’implication des modifications de récepteurs dans les modifications d’effets des agents psychotropes administrés de manière chronique, des processus responsables de la tolérance et de la dépendance[14],[15],[16],[17],[18].

Dans le domaine des neuropeptides, Jean-Charles Schwartz a créé le concept de « neuropeptidases d'inactivation » en identifiant les enzymes responsables de l'inactivation des enképhalines[19] et de la cholécystokinine [20]. Il a développé les premiers inhibiteurs sélectifs de ces enzymes, utilisés comme outils de recherche puis comme médicaments. Il a ainsi développé en clinique le racécadotril (Tiorfan), un inhibiteur de néprilysyne (« enkephalinase »)[21], le premier anti-sécrétoire intestinal sélectif utilisé comme antidiarrhéique par plusieurs millions de patients[22].

Il a également découvert par clonage plusieurs sous-types de récepteurs cérébraux de la sérotonine (5HT6, 5HT7)[23],[24], et établi le rôle neurotransmetteur de l'anandamide, ligand endogène des récepteurs du cannabis[25].

Il est l'auteur de plus de 700 publications[26],[27].

Distinctions – Prix

Notes et références

Liens externes

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