Ketty Schwartz
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Directrice de recherche au CNRS |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Ketty Gersen |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Distinctions |
Ketty Schwartz (née Ketty Gersen le à Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, et morte le à Paris[1]) est une scientifique française, chercheuse, pharmacienne, présidente du conseil scientifique de l'Association française contre les myopathies (AFM) et directrice de recherche émérite au CNRS.
Ketty Schwartz devient chargée de recherche pour le CNRS[2] après des études de pharmacie. Elle rejoint une équipe de recherche au centre d’étude des techniques chirurgicales, à l’hôpital Broussais à Paris.
Elle participe « aux recherches sur les signes moléculaires du rejet de greffe sur les premières transplantations cardiaques humaines » et y consacre son premier article dans Nature, première publication « d'une longue série d'innovations combinant la biologie moléculaire et le domaine cardio-vasculaire »[3].
Ketty Schwartz travaille pour l'Inserm à l'hôpital Lariboisière, dans une équipe dirigée par Bernard Swynghedauw puis par elle-même, qui identifie au début des années 1980 les premiers marqueurs moléculaires de l'insuffisance cardiaque.
Elle rejoint ensuite Michel Fardeau à l'Institut de myologie à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. L'Institut de myologie, créé en 1996 et soutenu par l'Association française contre les myopathies (AFM), devient « un des centres d’expertise sur le muscle le plus complet d’Europe, et de référence sur les maladies rares. »[4].
Ketty Schwartz devient membre du conseil scientifique de l'AFM dès sa création en 1981. Elle en devient présidente le . Parallèlement, elle poursuit ses recherches en cardiologie. Ses travaux avec le chirurgien Philippe Ménasché sur la régénération du muscle cardiaque aboutissent à « des essais de thérapie cellulaire dont les premières étapes expérimentales ont été couronnées de succès »[3].
Elle est membre du Comité consultatif national d'éthique de 2000 à 2002. En , elle devient directrice de la recherche au ministère de la recherche, poste qu'elle occupe jusqu'en , avec trois ministres successifs, Roger-Gérard Schwartzenberg, François Loos et Claudie Haigneré.
Ketty Schwartz est aussi présidente du GRAM (groupe de réflexion avec les associations de malades) de l’Inserm à partir de 2004 : « L’AFM, comme d’autres associations de patients très actives, a fait énormément pour la représentativité des malades dans les instances d’orientation des thèmes de recherche », explique-t-elle.
Grande amateur de natation, elle nage en toutes occasions aux quatre coins de la planète, et « pourrait éditer un guide des piscines du monde entier. Elle peut décrire celle de l’Institut Weizmann en Israël, celle de Wellington en Nouvelle-Zélande, celle d’Harvard aux États-Unis et bien sûr celle de la rue de Pontoise, à Paris »[5].
Ketty Schwartz meurt à 70 ans le . Elle reçoit de nombreux hommages, dont celui du président Nicolas Sarkozy[6] qui salue « une pionnière de la lutte contre les maladies génétiques ».
Elle est inhumée le à Paris au cimetière du Montparnasse[7] (30e division).