Jean-Eustache Maillard

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Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
Belleville
Nationalité
Jean-Eustache Maillard
Biographie
Naissance
Décès
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Belleville
Nationalité
Formation
Activité

Jean-Eustache Maillard, né le à Vimoutiers et mort le à Belleville[1], est un docteur et médecin militaire français.

Initialement destiné à une carrière de médecin traditionnel, les guerres de la Révolution française le conduisent à une conversion dans la médecine militaire, où il suit les armées françaises durant différentes campagnes. Il se démarque durant la campagne d'Espagne où il en est le médecin principal durant tout le long de l'opération. En 1815, il prend sa retraite après avoir reçu la Légion d'honneur.

Jeunesse et formation

Jean-Eustache Maillard naît le dans le village ornais de Vimoutiers[note 1], d'une famille modeste. Il mène des études de médecine à Paris, au collège de Lisieux. Durant celles-ci, il remporte un prix d'honneur au grand concours de la Sorbonne. Il obtient alors une bourse qui lui permet de poursuivre ses études ; et suit même pendant quelques mois les cours du chirurgien Pierre Joseph Desault[2].

Service dans l'armée

En , il entre dans l'armée en tant que médecin militaire, intégrant l'armée de l'Ouest[2]. Durant quatre années, il demeure en Vendée notamment à l'hôpital militaire de Noirmoutier. En , il est transféré en Bretagne, où il dirige un service crucial de l'hôpital de Brest pendant dix-huit mois. Après un rapide passage dans l'armée d'Helvétie, il est nommé médecin en chef de l'armée du Rhin. Il y mène deux campagnes, puis est appelé en en urgence à l'hôpital militaire de Landau. Il séjourne exceptionnellement quelques mois à Paris, où il soutient une thèse latine De Morali influxu in militum sanitatem[3], et valide son doctorat. Il entre alors à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce[4].

En 1805, il est de retour dans l'ouest de la France, dans le camp de Saint-Omer, en tant que médecin principal de la base. Lors de la campagne de Napoléon Ier en Espagne, il reçoit un rôle majeur de planificateur de la logistique. Il doit organiser des hôpitaux dans chaque grande ville conquise et lieu d'étape principal, pour garantir les soins des soldats de l'armée de Portugal. Finalement, il est récompensé pour ses travaux, car « l'on ne perdit pas plus de monde que dans les hôpitaux les mieux organisés de France. ». Après la conquête de l'Espagne, il demeure dans le pays, dirigeant le service de santé de la haute Espagne. Il devient médecin en chef de l'armée du Portugal lors de la deuxième invasion du pays. Il se démarque en parvenant à assurer les soins de tous les blessés, alors qu'il est le seul médecin lors des batailles de Porto[4]. Il participe ensuite aux expéditions d'Estrémadure et de Castille, notamment lors des batailles de Madrid, Valladolid et Salamanque. Il est également présent lors de la bataille de Vitoria durant l'été 1813, où il ne quitte pas le champ de bataille malgré la défaite, pour soigner les blessés et mourants. Doté d'une grande popularité parmi les hommes, il est contraint de quitter cette armée après huit ans de service[5].

De retour à Paris, il reçoit la Légion d'honneur pour sa bravoure et son « zèle infatigable ». Il y voit la chute du Premier Empire et la Restauration, l'incitant à prendre sa retraite en 1815. En 1840, il décède dans le quartier de Belleville[6], à Paris, où il résidait[5].

Décorations

Notes et références

Bibliographie

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