Jean-François Baré
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| Nom de naissance |
Jean-François René Baré |
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Université Paris-Descartes (doctorat) (jusqu'en ) École des hautes études en sciences sociales (doctorat) (jusqu'en ) Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne (doctorat) (jusqu'en ) |
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| A travaillé pour | |
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| Directeur de thèse |
Jean-François Baré, né le à Paris et mort le à Bordeaux[1], est un anthropologue français, spécialiste de Madagascar, des mondes créoles de l'Océan Indien, et du monde polynésien du Pacifique sud. Il leur a consacré différents ouvrages combinant l'approche anthropologique et historique, à partir de longs travaux de terrain, effectués dans les langues locales concernées (Sakalaves du Nord de Madagascar, tahitien)
Jean-François Baré soutient en 1975 un thèse de 3e cycle à l'EHESS sur Permanence et évolution d'une monarchie du nord-ouest malgache, sous la direction de Georges Condominas. En 1983 il soutient, à Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse d'État Anthropo-histoire d'une région polynésienne sous la direction de José Garanger
Le travail de Jean-François Baré porte une attention centrale aux processus de transformation des sociétés, et aux spécificités de ces processus, notamment dans l'approche des confrontations et rencontres des sociétés européennes hors de leurs frontières. Pour lui, les sociétés européennes ne sont pas moins « indigènes » et « locales » que les autres.
Une approche résolument ethnographique s'inscrit dans un cadre plus large, mettant en relation organique l'anthropologie et l'histoire, qui pour lui ne devraient pas constituer des champs disciplinaires véritablement distincts. Il s'est donc aussi inspiré de la réflexion méthodologique de grands historiens, Fernand Braudel et la « perspective de la longue durée », Paul Veyne et sa conception de l'histoire comme « roman vrai ». De la même manière, l'opposition entre description et analyse lui paraît douteuse, l'anthropologie relevant plutôt pour lui de la connaissance empirique que de la science expérimentale au sens de Claude Bernard.
Baré s'est intéressé à la question des applications de l'anthropologie, en dirigeant une réflexion collective sur ce thème dans les années 1990-1995 (Publications). Il a prolongé sa réflexion d'anthropologie fondamentale et d'ethnographie, dans le domaine de l'évaluation des projets et politiques de « développement ». Il avance que l'évaluation au sens administratif relève elle aussi du « roman vrai » de Paul Veyne (Publications).
Jean-François Baré appartient au groupe d'experts du Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones (GITPA).
