Jean-François Bohnert
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| Procureur général Cour d'appel de Versailles | |
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| depuis le | |
Marc Cimamonti (d) | |
| Procureur de la République financier | |
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Pascal Prache (d) | |
| Procureur général Cour d'appel de Reims | |
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Jean-François Bohnert, né le à Strasbourg, est un magistrat français, procureur de la République financier du au .
Il rejoint l'École nationale de la magistrature en .
Du au , il est substitut du procureur de la République au tribunal de Grande instance de Strasbourg.
Du à , il est détaché comme juge d'instruction au Tribunal aux Armées des Forces Françaises Stationnées en Allemagne (Landau puis Baden-Baden).
Le , il est nommé juge au TGI de Nanterre[1] ; néanmoins, il ne rendra aucun jugement dans ce tribunal puisque, dès le il est nommé magistrat de liaison auprès du ministère de la justice de la République fédérale d'Allemagne[2].
Du au , il est représentant adjoint de la France auprès de l’Unité de coopération judiciaire Eurojust à La Haye (aux côtés de de Baynast et Falletti).
Par décret du , il est nommé avocat général près la cour d'appel de Bourges[3].
Par décret du , il est nommé procureur de la République près le TGI de Rouen[4].
Par décret du , il est nommé procureur général près la cour d'appel de Reims[5].
Début 2019, son profil est sur la liste des candidats au poste de procureur général du nouveau Parquet européen. Il était le candidat préféré du Conseil de l'union européenne, mais ce sera finalement la roumaine Laura Codruta Kövesi qui sera retenue pour le poste[6],[7].
Il est nommé procureur de la République financier le [8].
En , Le Parisien révèle une affaire de harcèlement perpétré par un vice-procureur du parquet national financier[9]. Jean-François Bohnert est mis au courant des faits le par une fonctionnaire du parquet, prend connaissance des faits auprès de la principale victime et alerte Catherine Champrenault, procureure générale de la cour d'appel de Paris. Cela mène à une enquête disciplinaire et la saisine du Conseil supérieur de la magistrature par le ministère de la Justice. Cependant, en , Mediapart révèle que Jean-François Bohnert avait initialement simplement « remonté les bretelles » du magistrat concerné, sans faire remonter l'affaire[10]. Ce n'est qu'après que la victime lui exprime sa surprise par rapport à cette décision le et que Mediapart manifeste son intérêt pour l'affaire le lendemain qu'il ne décide de mettre au courant la procureure générale de Paris le .
Jean-François Bohnert souhaite remplacer les fonctionnaires nommés par les ministres en renfort de ses équipes par des magistrats de carrière. Il propose en de remplacer la fonctionnaire du parquet national financier qui lui avait signalé l'affaire de harcèlement[10] en . Il affirme que cette décision est « étrangère » à l'affaire. Le ministère de la Justice assure en qu'il ne procédera à « aucune nomination de magistrat » tant que la fonctionnaire, « qui est toujours en poste, n’aura pas bénéficié elle-même d’une nouvelle affectation ».