Jean-François Kesler
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Jean-François Kesler, né le à Auxerre (Yonne), est un haut fonctionnaire et responsable politique français.
Jeunesse et études
Jean-François Kesler naît dans une famille d'ouvriers agricoles. Il étudie en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, avant de quitter la classe préparatoire au profit de l'université de Paris, où il décroche une licence de lettres. En 1953, il intègre l'Institut d'études politiques de Paris, dont il sort diplômé en 1955. Il est admis à l'École nationale d'administration, et fait partie de la promotion Vauban (1957-1959), où il étudie aux côtés de Jacques Chirac[1]. Il effectue son stage préfectoral à la préfecture de Lille[1].
Militant pendant ses années étudiantes, il adhère à la Jeune République en 1954, et fait partie de sa direction. Il fréquente alors Michel Rocard ainsi que Paul Thibaud, militant du Mouvement de libération du Peuple. Membre du comité national de la Nouvelle gauche, il adhère à l'Union de la gauche socialiste à sa fondation, sans y avoir de responsabilités.
Il poursuit, sur les conseils de Raymond Aron, une thèse d’État ès lettres et ès sciences humaines en sociologie, portant sur l'ENA[1]. Il est pensionnaire de la Fondation Thiers[1].
Parcours professoral
Ayant obtenu son doctorat, Kesler devient attaché de recherches au CNRS, puis chargé de travaux dirigés à la faculté de droit de Paris (1962-1968). Il est ensuite nommé professeur à l’université Paris-Descartes, et directeur du département des carrières sociales de l’IUT de Paris. En 1996, il obtient un poste de professeur d'université à la Sorbonne, qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 2000.
Parcours professionnel
Jean-François Kesler sort de l'ENA, en 1959, comme contrôleur général de la sécurité sociale[1]. Il obtient l'année suivante un poste d'administrateur civil au ministère de la Santé[1].
En 1983, il est nommé directeur adjoint de l'ENA, il y crée notamment le département de formation continue. Il rejoint à cette occasion Force ouvrière, après avoir été successivement syndiqué à la CFTC, à la CGT, à la FEN et à la CFDT. Il est par la suite désigné comme représentant FO dans une section du Conseil économique et social.
Parcours politique
Il reprend aussi une activité politique plus marquée. Il soutient activement la création du Parti socialiste unifié, en 1960, il participe aux activités du secteur formation du parti, dirigé par Jean Poperen.
Il milite cependant dans l'Yonne, puis dans la Nièvre. Entré au Comité politique national du PSU en 1963, au titre de la motion B menée par Edouard Depreux, il participe à la campagne de François Mitterrand pour l'élection présidentielle de 1965 et prône le rapprochement avec la FGDS.
Au congrès de , il passe dans la minorité du parti (tendance « Le parti devant la perspective de la gauche unie »). Après la refonte des structures nationales du parti en 1969, il n'est plus membre des instances dirigeantes.
Il quitte le PSU en 1972 pour rejoindre le nouveau Parti socialiste d'Epinay. Il est alors sollicité pour produire des rapports et notes, à titre « d'expert ». Au sein du PS, il est d'abord proche de Gilles Martinet avec qui il entretient des liens d'amitiés mais ne le suit pas dans son rapprochement avec le CERES.
Dans la Nièvre, il est assistant parlementaire de Jacques Huyghues des Étages, à partir de 1973, secrétaire fédéral à la formation, secrétaire de la section socialiste de Château-Chinon et conseiller municipal de cette ville, fief électoral de François Mitterrand, de 1977 à 1989.
En 1974, il participe à la création de l'Institut socialiste d'histoire et de recherche (ISER), et à partir de cette date, contribue régulièrement à la Nouvelle revue socialiste (NRS), la revue théorique du Parti socialiste.
Prises de positions
En 1989, il seconde Pierre Bérégovoy dans la campagne municipale de Nevers, et siège au conseil municipal jusqu'en 1995.
En 2002, il appelle à voter pour Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle et, dans la foulée, quitte le Parti socialiste.
En 2006, cependant, il reprend sa carte du PS pour s'engager dans la campagne présidentielle de Ségolène Royal.
