Jean-François Toussaint
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| Directeur Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport |
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Lycée Jean-Bart (d) Lycée Louis-le-Grand Université Harvard |
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Jean-François Toussaint, né le à Dunkerque, est un cardiologue et professeur de physiologie à l’université Paris Cité. Il est également directeur de l’Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (IRMES).
Il s'est fait connaître du grand public durant la pandémie de Covid-19 en France par des positions médiatiques dans lesquelles il relativise la gravité de la crise et soutient, en s’appuyant sur une interprétation controversée des données de mortalité liées à la Covid-19, que les stratégies de confinement n'ont pas d'efficacité.
Formation
Jean-François Toussaint fut champion de France de volley-ball avec Asnières en 1984 et membre de l’équipe de France de 1982 à 1984[1].
Formé au lycée Jean Bart à Dunkerque puis au Lycée Louis-le-Grand, il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) de biologie moléculaire en 1990 dans le laboratoire de Ketty Schwartz, puis un doctorat de sciences en 1995 avec une thèse soutenue à l'université Paris-V[2],[3], portant sur le développement de l’IRM fonctionnelle dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires[4], dont les travaux ont été menés dans le laboratoire du Pr Valentin Fuster au Massachusetts General Hospital de Boston[5].
Après sa thèse de science, il devient cardiologue et professeur de physiologie à l’université Paris-Descartes[6], devenue en 2020 université Paris Cité, par fusion avec d'autres entités.
Parcours
Il a organisé les états généraux de la prévention en 2006 pour le compte du ministère de la Santé, rédigé plusieurs rapports et plan nationaux de prévention dans les domaines sanitaire et sportif (nouvelles stratégies de prévention[7], PNAPS[8]) et présidé le Groupe Expert « Sport, santé et participation » de la Commission européenne[9].
Il participe aux travaux de nombreuses commissions de prospective sur la santé en France (Haut Conseil de la santé publique[10], Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, Académie nationale de médecine) au regard des pathologies émergentes et des adaptations à prévoir[11]. Il a été porte-parole de la Fédération française de cardiologie pour l’organisation des états généraux du cœur et a participé au conseil d’orientation du Musée de l'Homme durant toute sa rénovation[12].
Il est depuis 2017 membre de la commission du Conseil national de la transition écologique sur l’adaptation au changement climatique[13] et du conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité[14],[15]. Il est un des éditeurs-réviseurs (review editors) du sixième rapport d'évaluation du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)[16], paru en 2022.
Durant cinq ans, il a coordonné le projet de recherche Paraperf[17], consortium soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche[18] visant à accompagner les athlètes paralympiques des équipes de France[19] et optimiser leurs conditions de préparation[20].
En 2024, il a, avec Sandra Forgues, présidé les travaux du comité d’experts[21] et rédigé le rapport « Transidentité et Sport de haut niveau »[22].