Jean-François de Demandolx
évêque français
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Jean-François de Demandolx, né à Marseille, le et mort à Amiens, le , est un prélat français du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle, évêque de La Rochelle puis d'Amiens.
| Jean-François de Demandolx | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Marseille |
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| Décès | (à 72 ans) Amiens |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Jean-Baptiste de Belloy | |||||||
| Évêque d'Amiens | ||||||||
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| Évêque de La Rochelle | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction religieuse | ||||||||
| Vicaire général de la cathédrale de Marseille, abbé de l'abbaye de Senanque |
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Biographie
Famille
Né à Marseille, il est issu de la famille de Demandolx, famille noble d'extraction chevaleresque dont la filiation sur preuves remonte à 1351[1], maintenue noble en 1668 et qui a donné quarante chevaliers[1] à l’ordre de Malte.
La famille de Demandolx était établie à Demandolx (Alpes-de-Haute-Provence) sans doute dès le XIe siècle[2], mais le plus ancien document qui en atteste ne remonte qu’à 1304[2]
Carrière ecclésiastique
Jean-François de Demandolx fut chanoine du chapitre de la cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille (souvent appelée « la Major »[3]).
En 1786, il est vicaire général[4] et théologal[4] de la cathédrale de Marseille.
Il fut aussi abbé commendataire de l'abbaye de Sénanque[4] en .
Prêtre réfractaire pendant la Révolution française
Pendant la Révolution française, il refusa le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé de 1790 et émigra en Italie puis en Allemagne.
En 1795, lors du rétablissement de la liberté des cultes, il est de nouveau vicaire-général[4] de la cathédrale de Marseille.
Évêque concordataire
Après le concordat de 1801, il fut appelé par Belloy devenu archevêque de Paris pour être vicaire général de son diocèse. En il fut nommé évêque de La Rochelle avant d'être nommé, en , évêque d'Amiens, fonction qu'il exerça jusqu'à son décès.
Il assista au concile national, convoqué par Napoléon Ier en à Paris et s’y montra favorable aux prérogatives du pape contre les prétentions de l’empereur. Il travailla à relever son diocèse des ruines causées par la Révolution tant au point de vue matériel que spirituel[5].
Sépulture
Dans la cathédrale Notre-Dame d'Amiens se trouve l'urne contenant le cœur de Jean-François de Demandolx[Note 1], sous laquelle un panneau funéraire a été placé avec cette inscription[6] :
« + / HIC DEPOSITUM / COR / JOAN. FRANCISCI DE DEMANDOLX / PATRIC. MASSILIENS / RUPELLENS / ECCLECIAS AN. MDCCCIII / AMBIANENS. AN. MDCCCIV / EPISCOPI / OBIIT / AN. REP. SAL. MDCCCXVII, XVI KAL. SEPT. / AETAT LXXIII MENS. X / IN DEO SEPRAVIT COR MEUM / DOMINICUS DE DEMANDOLX FRATER MAJOR / CAROL. ANDR. JULIUS DE GASSAUD SORORIS PRONEPOS / CUM LACRYMIS / PP. »
- Le monument contenant le cœur de Jean-François de Demandolx dans le transept nord de la cathédrale d'Amiens (Somme).
- Vue de la dalle qui recouvre le caveau des évêques d'Amiens dans la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de la cathédrale d'Amiens (Somme).
- Détail de la même dalle de la cathédrale d'Amiens avec l'inscription concernant Jean-François de Demandolx
Armoiries

Les armes de la famille de Demandolx se blasonnent ainsi : D’or, à trois fasces de sable, au chef de gueules, chargé d’une main appaumée d’argent[1].
En tant qu'évêque sous le Premier Empire, Jean-François de Demandolx a été fait baron de l’Empire, à titre personnel, par lettres patentes du [1], avec concession d'armoiries : Coupé : au I parti à dextre d’azur, à une main ouverte d’argent, à senestre du quartier des barons-évêques ; au II d’or fascé de sable de trois pièces.
Bibliographie
- Arnaud Clément, La noblesse française, , en ligne sur Academia.edu, p. 391.[réf. incomplète]
- Casimir Bousquet, Monographies marseillaises. La Major cathédrale de Marseille, Marseille-Paris, , p. 435, 439-440, 443.