Jean-Gustave Bourbouze

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Jean-Gustave Bourbouze
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Jean Gustave Bourbouze (Paris, [1] - ) est un ingénieur français, fabricant d'instruments de précision et pédagogue de l'enseignement technique.

Jean Gustave Bourbouze débuta comme simple ouvrier mécanicien. Grâce à ses grandes qualités, il fut choisi par les professeurs Claude Pouillet et César Despretz pour succéder à Jean Thiébault Silbermann en tant que préparateur des cours de physique et conservateur du cabinet de physique de la faculté des sciences de Paris le à l'âge de 23 ans. Il devient alors le collaborateur de plusieurs physiciens dont Léon Foucault, avec lequel il prépare en 1851 l'expérience du pendule au Panthéon. En 1855, il reçoit une énorme décharge électrique en manipulant la pile à 750 éléments de Bunsen utilisée à la Sorbonne par César Despretz pour ses expériences sur la synthèse de diamant[2]. En 1862, il devient également préparateur et chef des travaux pratiques de physique à l'école supérieure de pharmacie de Paris auprès de Jean-Louis-Henri Buignet. En tant que préparateur du cours à la faculté, il contribua de façon majeure à l'éclat des célèbres expériences qui illustraient les cours de Claude Pouillet, César Despretz, Paul Desains et Jules Jamin[3]. Il participait également aux projections lors des soirées de vulgarisation scientifique à la Sorbonne. À partir de 1867, il participe à la faculté à la création du laboratoire de recherches physiques dirigé par Jules Jamin, et du laboratoire d'enseignement de la physique dirigé par Paul Desains. Durant le siège de Paris par l'armée prussienne en 1870, il propose de réaliser une liaison télégraphique par voie fluviale[4] envoyant de puissants courants dans la Seine à partir de générateurs situés derrière les lignes de l'armée prussienne et de recevoir à Paris, à l'aide de galvanomètres très sensibles, le courant résiduel. Les essais furent menés, avec grandes difficultés dues en particulier à l'hiver très rigoureux, avec Paul Desains grâce au financement de Marcellin Berthelot. Durant ce même siège, il organise l’éclairage électrique de la ville de Paris et est pour cela nommé chevalier de la Légion d'honneur par décret du rendu sur le rapport du ministre de la guerre.

Galvanomètre de Bourbouze.

Juste avant de quitter ses fonctions de préparateur, Bourbouze remarque un jeune étudiant, Pierre Curie qui prépare sa licence ès sciences physique de 1875 à 1877 à la faculté des sciences[5]. Il le prend alors comme assistant pour la préparation du cours de physique de François Leroux à l'école supérieure de pharmacie de Paris. Bourbouze rencontre également Jacques Curie qui lui succède à école supérieure de pharmacie de Paris. En 1886, Bourbouze fut le constructeur d'un électromètre et d'un appareil pour l'étude du quartz piézo-électrique inventés par les frères Curie. Il développa également à la fin de sa vie un procédé de soudure de l'aluminium (brevet ), avec un alliage aluminium-étain, dont l'étude fut poursuivi par sa veuve.

Le créateur d'instruments

Habile constructeur, Bourbouze réalise des instruments à la fois pour l'enseignement et pour la recherche.

Exemples d'instruments

Machine pour l'étude des lois de la chute des corps
  • Galvanomètre vertical à fléau[6],[7]
  • Machine pour l'étude des lois de la chute des corps par la méthode graphique[8] (1862, présenté par César Despretz à l'Académie des sciences)
  • Hygromètre à miroir et hygromètre à condensation
  • Sirène de M. Bourbouze[9]
  • Système de projection mobile pour les séances de vulgarisation à la Sorbonne
  • Application de la méthode optique de Lissajous à l'étude des tuyaux sonores
  • Moteur électrique de M. Bourbouze
  • Lampe de Bourbouze - Wiessneg

Postérité du pédagogue : les laboratoires Bourbouze

Notes et références

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