Fils d'Hermann Rodrigue et d'Estelle Beauregard, Jean-Guy Rodrigue poursuit des études de génie civil à l'Université de Montréal. Après l'obtention de son diplôme, il entre au service d'Hydro-Québec en 1960. Il participera à la création du Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec (SPIHQ), dont il sera le premier président en 1964[1].
En , le SPIHQ organise une grève des ingénieurs afin de faire reconnaître la juridiction du syndicat sur l'ensemble des effectifs de ce groupe d'employés alors que la direction veut exclure la moitié des 572 ingénieurs de l'unité d'accréditation. La grève d'un mois se soldera par un compromis; le syndicat représentera 442 ingénieurs. L'année suivante, le syndicat organise un nouveau débrayage contre la réorganisatrion de l'entreprise menée par le directeur-général Robert A. Boyd. La deuxième grève durera plus de trois mois, malgré la tentative de conciliation de René Lévesque, qui était alors ministre des Richesses naturelles. Au terme de cette période mouvementée, le syndicat obtient sa reconnaissance et signe sa première convention collective, au prix de 18 semaines de grève en moins de deux ans[2].
Il retourne à Hydro-Québec, où il poursuit sa carrière comme conseiller aux affaires internationales à la vice-présidence Équipement. Il agit également comme conseiller du gouvernement de la Côte d'Ivoire. Après sa retraite en 1991, il poursuit des études à l'université de Salamanca, en Espagne et devient délégué du Québec à Caracas en 1995 et 1996[1].