Jean-Jacques Nattiez

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Son père était professeur de lettres, mais également un musicien (pianiste) amateur, qui lui transmet en particulier son amour de la musique de Richard Wagner[2]. Très vite, il va régulièrement au Festival de Bayreuth, où il fut même machiniste, pour approcher la musique de ce compositeur. Promoteur d'une sémiologie de la musique, il est actuellement professeur émérite du département de musique à l'Université de Montréal, où il a travaillé depuis 1970[1]. Il a principalement étudié la sémiologie avec Georges Mounin, Jean Molino et Nicolas Ruwet, avant d'appliquer les concepts de cette discipline à la musique. Selon le modèle tripartite de Jean Molino, il distingue dans ses interprétations entre « les conduites compositionnelles » de l'auteur, la réalité matérielle du texte produit et l'interprétation de celui-ci, ces trois niveaux évoluant eux-mêmes avec le temps, en devenir permanent, et donc sans interprétation définitive et unique.

Dans ses ouvrages et dans son travail de musicologue, Jean-Jacques Nattiez touche à toutes les sphères de la musique. Il est considéré comme un des pionniers de la sémiologie musicale avec des ouvrages comme Fondements d'une sémiologie de la musique (1976) et Musicologie générale et sémiologie (1987). Il travaille et commente dans plusieurs de ses publications l'œuvre de Richard Wagner ou les écrits théoriques et les œuvres du compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez. Il est aussi connu pour ses travaux concernant la musique et la littérature, par exemple dans l'œuvre de Marcel Proust (Proust musicien, 1984)[3]. Il s'interroge sur la notion de correspondance des arts.

Par ailleurs, il effectue de nombreuses études ethnomusicologiques en Ouganda, au Mexique, en Sibérie, chez les Aïnous du Japon et chez les Inuits[1]. Son travail ethnomusicologique sur la musique des Inuits débute dans les années 1970. L’entreprise devait, au départ, mener à une publication synthèse sur la musique Inuit allant de l’Alaska au Groenland. Son livre La Musique qui vient du froid. Arts, chants et danses des Inuit (2023) est l’aboutissement de ce projet[4].

Entre 2003 et 2007, il dirige l'édition des cinq volumes de Musiques. Une encyclopédie pour le XXIe siècle, parus chez Actes Sud[5]. Il est aussi l'auteur d'un roman, Opéra, paru au Québec en 1997. En 1993, à deux reprises, il est professeur invité au Collège de France, à l'initiative de Pierre Boulez et d'Yves Bonnefoy. Il dirige la collection « Musiques » chez Christian Bourgois éditeur[1]. Il publie en 1968 un livre sur Fidel Castro, quelque temps avant ses débuts à l'Université de Montréal.

Jean Jacques Nattiez entreprend actuellement la réalisation d’un ouvrage qui s’intitulera Traité de musicologie générale[4].

Prix, reconnaissances et honneurs

Œuvres

Notes et références

Liens externes

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