Jean-Jacques Sergent
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Né en 1945, Jean-Jacques Sergent[2] se forme seul aux techniques de l’imprimerie traditionnelle aux plombs mobiles (communément appelée typographie) et au tirage de gravures (imprimeur en taille-douce). Son premier livre, un texte de Tristan Maya illustré par le peintre Roger Toulouse, date de 1969. D’abord installé sommairement dans son appartement et dans un garage, il aménage son atelier en 1973 à quelques kilomètres d’Orléans, à Cléry-Saint-André, ville qu’il habitera jusqu’à sa mort, le [3].
En dehors de quelques tirages semi-industriels en offset, la plupart des livres, mis en pages par lui, sont des tirages typographiques restreints (moins de cent exemplaires), composés à la main et souvent illustrés par des artistes contemporains. 349 livres sont sortis de son atelier, la grande majorité éditée par lui, sous son nom ou sous divers pseudonymes : Jean-Jacques Sergent a utilisé 30 noms différents pour signer ses éditions, en particulier Onciale, Fulbert, et Sergent-Fulbert[4].
Parmi les auteurs, Francis Blanche, Alphonse Allais, Erik Satie, Alfred Jarry, Henri Michaux, Louis Aragon, Blaise Cendrars, Samuel Beckett, figuraient à son catalogue. Parmi les illustrateurs, Claire Illouz[5], François Righi[6], Lionel Guibout[7], Marc Pessin[8], Shirley Sharoff[9], Dominique Aliadière[10], Gilles Ghez[11], Christine Gendre-Bergère[12]…
Ses livres sont présents dans les départements de bibliophilie moderne ou les réserves des livres rares et précieux de nombreuses bibliothèques étrangères et françaises, dont la BNF[13], Sainte-Geneviève[14], Jacques Doucet[15], L'Arsenal[16] (Paris), la BPP et la bibliothèque Abbé-Grégoire (Blois), les médiathèques d’Orléans, Tours, Lyon, Romorantin, Roubaix, etc.
Un fonds Jean-Jacques Sergent comprenant 200 livres composés par lui, et un millier de documents originaux est en cours[Quand ?] de catalogage à la bibliothèque Sainte-Geneviève[14],[17] (Paris).