Marianne Van Hirtum

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Marianne van Hirtum
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Marianne Van Hirtum, née à Namur (Saint-Servais, Bricniot) le [1] et morte à Paris le , est une poétesse, écrivaine, artiste peintre et sculptrice belge liée au surréalisme.

Marianne Van Hirtum[2] est la fille du docteur Louis Van Hirtum, médecin-chef du sanatorium du Beau Vallon, à Saint-Servais, un hôpital psychiatrique à proximité immédiate duquel elle passe toute son enfance[3].

À partir de 1952, elle vit entre Bruxelles et Paris, où elle prend d'abord contact avec l'éditeur Pierre Seghers et l'écrivain Jean Paulhan, qui publiera chez Gallimard son recueil Les Insolites. En , elle envoie des poèmes à André Breton, qui lui répond aussitôt[4]. En 1956, la galerie Adrienne Monnier organise sa première exposition personnelle (des gouaches et des marionnettes répondant à l'inspiration de ses premiers poèmes). Elle rejoint le groupe surréaliste parisien en 1958[5], et participe à l'Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme (E.R.O.S.) à la galerie Daniel Cordier ().

À partir des années 1960, elle sculpte, peint et dessine selon une technique pointilliste qui consiste à remplir tout l'espace d'une feuille de papier, de la pointe la plus fine possible. Ces œuvres sont exposées en 1970, au Ranelagh, à Paris[6].

Après la mort d'André Breton (1966), elle collabore au Bulletin de liaison surréaliste (BLS), puis à la revue Surréalisme avec, notamment, les poètes Vincent Bounoure, Jean-Louis Bédouin, Joyce Mansour et les peintres Jean Benoît et Jorge Camacho.

Elle habite alors, en "sauvage des villes", un appartement parisien qui frappe ses visiteurs, meublé notamment d'objets funéraires détournés et peuplé d'animaux inattendus, notamment de reptiles[7].

En 1976, elle publie La Nuit mathématique, un recueil de poèmes dont Jean-Louis Bédouin écrit qu'il est « d'une densité et d'une profondeur qui lui auraient attiré, en d'autres temps, l'estime des "voyants" dont on sent bien, au détour de certaines pages, qu'elle n'ignore pas leur secret, celui de cette vision éblouissante-éblouie – "Ah ! Carreaux bleus ! – Ah ! Matinées !" – dont Rimbaud embrasa le verbe » [8].

Dans les années 1980, elle est liée à l'écrivain Charles Duits, également marqué par le surréalisme.

Œuvres

Poésie
  • Poèmes pour les petits pauvres, 1953, Seghers.
  • Les Insolites, 1956, Gallimard.
  • La Nuit mathématique, 1976, éd. Rougerie, Limoges.
  • Les Balançoires d'Euclide, 1977, éd. Rougerie.
  • Le Cheval-Arquebuse, 1978, éd. Jean-Jacques Sergent, Orléans.
  • Le Trépied des algèbres, 1980, éd. Rougerie.
  • Le Papillon mental, 1983, éd. Rougerie.
  • John the Pelican, poèmes traduits en anglais par Guy Flandre et Peter Wood. Recueil illustre de six dessins de l'auteur, éd. Hourglass, Paris, 1990.
  • La vie fulgurante, suivi de Le cheval arquebuse, éditions L'arbre de Diane, 2021.
Contes
  • Proteus Volens suivi du Fantôme du quai Anatole, éd. Hourglass, 1991.

Expositions

Notes et références

Annexes

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