En , François Deville, alors administrateur de la Marne, est élu député du département, le cinquième sur dix, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[2]. Le , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[3]:
Les aristocrates de toutes les époques ont toujours dit du mal de Marat, ont toujours persécuté Marat; en conséquence, je vote qu'il n'y a pas lieu à accusation contre Marat.
Élu député de la Marne au Conseil des Cinq-Cents le 21 vendémiaire an IV, par 132 voix sur 174 votants, il appuya (11 ventôse) en ces termes un message du Directoire concernant certains magistrats: «On ne peut considérer les hommes dont il est question que comme des royalistes; or, à la fin de la session, la Convention nationale a décrété la déportation de tous les royalistes. Je demande que la commission que vous venez de créer présente les moyens d'exécuter la loi à l'égard des juges qui ont refusé de prêter le serment de haine à la royauté.» Le 23 frimaire an V, sur sa motion, le Conseil adressa un message au Directoire pour avoir des renseignements sur la multiplicité des suspensions de ventes des domaines nationaux, et chargea une commission de rechercher les moyens d'activer l'aliénation de ces domaines. Le 9 pluviôse an V, Deville proposa l'envoi d'un message au Directoire pour avoir, par département, un état des individus rayés de la liste des émigrés (adopté).
Deville fut nommé par le gouvernement consulaire sous-inspecteur des forêts à Reims (an X). La première Restauration le révoqua de ces fonctions. Atteint par la loi du 12 janvier 1816 condamnant les régicides ayant soutenu les Cent-Jours, Deville se réfugia à Bouillon, et protesta à plusieurs reprises contre son exil, notamment le , dans une lettre apostillée par Boissy-d'Anglas.