Jean-Louis Halpérin
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Centre de Théorie et d'Analyse du Droit (UMR 7074) |
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Jean-Louis Halpérin, né le à Paris, est un historien du droit français.
Ancien élève de l'École normale supérieure (1979-1982) et après une thèse sur le Tribunal de cassation sous la Révolution française[1], il obtient l'agrégation d'histoire du droit (major du concours 1988)[2].
Il a successivement enseigné à l'université Lyon-III et à l'université de Bourgogne[3], et a été membre senior de l'Institut universitaire de France d'[4]à 2018.
En 2003, il devient professeur à l'École normale supérieure et rejoint le Centre de Théorie et d'Analyse du Droit (UMR 7074, CNRS/Université Paris-Nanterre/ENS), fondé par Michel Troper en 1978, qu'il a ensuite dirigé de 2015 à 2023[5]. Il a également dirigé, de 2006 à 2010, le département de sciences sociales de l'ENS[6].
Reprenant une tradition étrangère, il met un terme à sa carrière professorale par une leçon de clôture à l'ENS le . Intitulée "Entre nouveau(x) et ancien(s) droits", elle fait le bilan de sa carrière et de ses choix de recherche[7].
Champ d'études
Jean-Louis Halpérin se définit comme un historien du droit "généraliste[8]". Il étudie entre autres le droit comparé et l'histoire du droit et des juristes de l'époque contemporaine (XVIIIe – XXe siècles).
Depuis sa thèse sur la jurisprudence du Tribunal de cassation, plusieurs de ses travaux ont porté sur la codification révolutionnaire et napoléonienne et le Code civil français[9]. C'est dans ce cadre qu'il est nommé en 2004 président du Comité d'organisation de l'Exposition pour le Bicentenaire du Code civil[10],[11].
Il dirige, avec Pierre Bonin, la collection Histoire du droit des Éditions Classiques Garnier.
Revendiquant l'intérêt de la coexistence d'une pluralité d'histoires du droit[12], il affirme l'importance de concevoir "les sciences juridiques comme des sciences sociales qui observent des règles juridiques[13]". Ses affiliations théoriques le classent dans le courant du positivisme juridique, en s'appuyant sur les théories de Herbert Hart[14],[15].
Prix
Jean-Louis Halpérin a reçu de nombreuses récompenses au cours de sa carrière, notamment :
- Une mention au prix de thèse de l'Association des historiens des facultés de droit en 1987[16],
- Le prix Koenigswarter, avec Frédéric Audren, remis par l'Académie des sciences morales et politiques pour leur ouvrage La culture juridique française. Entre mythes et réalités. XIXe – XXe siècles[17],
- La médaille Sarton de la Faculté de droit de Gand, le [18].
- Le prix Bartolo per le scienze giuridiche e politico-sociali de l'Istituto internationale di Studi Piceni, en [19].
- Un doctorat honoris causa de la faculté de droit de l'Université de Lisbonne, en pour l'ensemble de sa carrière[20].
- Une médaille d'argent du CNRS, en [21].