Jean-Marc Bosman

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NationalitéBelge
Naissance (61 ans)
Montegnée (Belgique)
Taille1,72 m (5 8)
Jean-Marc Bosman
Image illustrative de l’article Jean-Marc Bosman
Jean-Marc Bosman avec le Standard en 1984.
Biographie
Nationalité Belge
Naissance (61 ans)
Montegnée (Belgique)
Taille 1,72 m (5 8)
Poste Milieu offensif
Parcours junior
Années Club
avant 1983 Standard de Liège
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1983-1988 Standard de Liège 098 0(3)
1988-1990 RFC Liège 041 0(1)
1990-1991 Olympique St-Quentin 013 0(1)
1991-1993 CS Saint-Denis 015 0(4)
1993-1994 Olympic Charleroi 031 0(2)
1995-1996 RCS Visé 007 0(1)
Total 205 (12)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1980-1981 Belgique -16 ans 011 0(2)
1980 Belgique -17 ans 002 0(0)
1981-1983 Belgique -18 ans 015 0(1)
1982-1983 Belgique -19 ans 008 0(1)
1985 Belgique espoirs 002 0(0)
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour :

Jean-Marc Bosman, né le à Montegnée (Saint-Nicolas, près de Liège) en Belgique, est un footballeur belge qui joue au poste de milieu de terrain.

Il est devenu célèbre par l'arrêt portant son nom. Cette décision de la Cour de justice de l'Union européenne a changé le visage du football et du sport professionnel européen, en libéralisant les transferts et en interdisant les quotas de joueurs étrangers dans une même équipe lorsque ceux-ci sont européens[1].

Carrière de joueur

Jean-Marc Bosman commence sa carrière professionnelle comme milieu de terrain offensif pour le Standard de Liège, puis le RFC Liège en première division belge.

Après être passé par les sélections nationales des moins de 16, 17, 18 et 19 ans, il compte également deux sélections avec les espoirs belges[2].

L'affaire Bosman

En , le contrat de Jean-Marc Bosman avec le RFC Liège prit fin car il refusait la réduction de salaire de 75 % que les dirigeants du club lui proposaient dans un nouveau contrat. Il préfèra s'engager avec le club français de l'USL Dunkerque. Or, le club belge ne souhaitait pas que son joueur parte. Il exigea du club de Dunkerque une indemnité de transfert ce qui compromettait le changement d'équipe de Jean-Marc Bosman. Le joueur entama alors une action en justice contre le RFC Liège dans laquelle il remettait en cause le système des transferts sur deux points :

  • le fait que le RFC Liège puisse réclamer une indemnité de transfert alors que le contrat était arrivé à terme (règlement belge) ;
  • l’existence d’un quota qui empêchait les clubs européens d'avoir dans leurs équipes plus de trois joueurs étrangers ressortissants de l’Union européenne (règlement UEFA).

En 1992, indésirable dans les clubs européens, il se réfugia à la Réunion où il joua avec le club du CS Saint-Denis[3]. Il s'intègre mal à l'équipe et décide de partir dès le mois d'août.

Le , la Cour de justice des Communautés européennes lui donna raison. Cette décision historique a permis aux joueurs d'être libres en fin de contrat et aux clubs européens de recruter autant de ressortissants de l'Union européenne qu'ils le souhaitent. Jean-Marc Bosman, lui, obtient de fortes indemnisations mais ne parvient pas à réussir sa reconversion professionnelle[4].

Il arrêta sa carrière, en 1996, après avoir joué au CS Visé qui était alors un club amateur en quatrième division belge[3].

Après la carrière sportive

En 2010, après quinze ans de dépression, Jean-Marc Bosman est ruiné. Il a même passé un appel à l'aide pour subvenir aux besoins de sa famille[5].

En , il travaille sous contrat article 60 comme ouvrier communal à Awans en Belgique[6]. Jean-Marc Bosman ne termine pas ce contrat et est radié du CPAS en . « J’ai été appelé devant le conseil du CPAS le dernier, devant quinze personnes. (…) On m’a dit que je n’avais pas assez de recherche d’emploi. Mais j’ai quand même 51 ans, c’est un problème aussi… »[7].

Citations

Notes et références

Annexes

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