Jean-Marc Delattre est né le , dans la commune de Bourg-Argental, dans la Loire. Dans son autobiographie Les yeux dans les cieux, il raconte qu'il est issu d'une famille rurale. Son père Auguste Delattre, instituteur, rencontre sa mère Antoinette (née Sénéclauze) à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Parmi ses ancêtres, on compte Adrien Sénéclauze, horticulteur et botaniste français[1].
Jean-Marc bénéficie d'une éducation modeste, mais il se révèle très bon élève. Son père insiste pour qu'il se dirige vers une voie scientifique, qui est à ce moment-là considérée comme le principal moyen d'ascension sociale.
Son père pratiquant la chasse, Jean-Marc a très tôt l'occasion d'observer des spécimens d'oiseaux de très près, principalement des oiseaux présents en abondance dans la Loire. Parmi eux, la caille, la perdrix, ou encore la tymbrale, qui le fascine particulièrement[1]. Dans son autobiographie, Jean-Marc raconte comment il s'est familiarisé avec l'anatomie aviaire en conservant et en préservant les squelettes des oiseaux tués par son père. Cela suscite l'incompréhension d'une partie de sa famille[3].
Formation
Après son certificat d'études primaires, Jean-Marc Delattre se lance dans des études pour devenir instituteur, à l'Ecole normale primaire. Toutefois, l'exercice de ce métier semble l'ennuyer et ne suscite aucun intérêt de sa part[1]. Parallèlement, sa passion pour l'anatomie aviaire se renforce, notamment à travers la taxidermie. Certaines de ses pièces sont exposées dans l'ancien musée d'histoire naturelle de Saint-Etienne.
Au bout de deux ans, il abandonne cette voie, et se tourne vers l'étude des oiseaux à temps plein, d'abord de manière indépendante[2].
Carrière
Il exerce l'ornithologie durant près de quarante ans. Au cours de cette période, il consacre ses travaux à l'étude de nombreux oiseaux. Lorsque Jean-Marc Delattre a 27 ans, Claude Berthier, professeur au lycée Claude-Fauriel à Saint-Étienne et délégué du Touring club de France prend rapidement conscience du l’intérêt touristique du massif du Pilat et notamment de l'attrait de cette zone naturelle pour les populations citadines proches. Pour obtenir une rémunération stable, Jean-Marc Delattre décide d'occuper un emploi de garde-champêtre dans le domaine du Pilat[3].
Sa notoriété s'accroît avec la publication de ses travaux dans quelques revues spécialisées. Il commence à étudier, plus globalement, des espèces originaires d'Europe. Ainsi, il se rend en république fédérative socialiste de Yougoslavie (actuelle Croatie) à la fin des années 1980, en raison des partenariats universitaires en vigueur à cette époque, où il dispense des cours de français à l'université de Zagreb, tout en continuant sa passion. Il doit quitter la Croatie pour revenir en France lorsqu'éclate la guerre de Croatie en 1991[3].
Rentré en France, il intervient dans des séminaires et des colloques universitaires[1]. Il se concentre à ce moment-là sur les espèces de sa région. En 1995, il publie son ouvrage La Tymbrale, l'oiseau oublié des tempêtes.
A. Ulmer, Essai sur l'évolution des espèces d'oiseaux dans le département de la Loire, 1981
1234Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, perdrix et francolins de l'Ancien monde, Clères, WPA France, , 400p. (ISBN978-2-9512467-3-7), p.322-324
12A. Ulmer, Essai sur l'évolution des espèces d'oiseaux dans le département de la Loire,