Jean-Marc Janaillac
homme d'affaires français
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Jean-Marc Janaillac, né le à Saint-Sulpice-de-Roumagnac[1] (Dordogne), est un chef d'entreprise et haut fonctionnaire français.
École nationale d'administration (-
Collège Stanislas
| Président Fondation nationale pour l'enseignement de la gestion des entreprises | |
|---|---|
| depuis le | |
| Président Air France-KLM | |
| - | |
| Président Office de tourisme et des congrès de Paris (d) | |
| - | |
| Directeur général (en) Atout France | |
| - | |
| Chef de cabinet Ministère du Tourisme | |
| Directeur de cabinet Préfecture du Finistère (d) Préfecture du Val-d'Oise (d) | |
| - |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation |
HEC Paris (jusqu'en ) École nationale d'administration (- Collège Stanislas |
| Activités |
| Membre de |
Conseil de surveillance () HEC Alumni (d) |
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| Distinctions |
Il fut notamment président du groupe Air France-KLM du au [2]. Il est aujourd'hui président de la Fnege (Fondation Nationale pour l'Enseignement de la Gestion des Entreprises).
Biographie
Formation
Fils de Marcel Janaillac, maire honoraire de Saint-Sulpice-de-Roumagnac[3], Jean-Marc Janaillac est titulaire d'une licence en droit[1],[4]. Il est également diplômé d'HEC en 1975 et de l'ENA en 1980 (promotion Voltaire)[1]. Il se classe 72e (sur 117) de sa promotion à l'ENA[5].
Débuts professionnels
Il entame sa carrière dans l'administration où il est successivement directeur de cabinet du préfet du Finistère, puis du préfet du Val-d'Oise (1980-1983). Il devient ensuite chef de cabinet du secrétaire d'État au tourisme Roland Carraz (1983-1984), puis directeur général du service français du tourisme à New York (1984-1987)[4],[1].
De retour en France en 1987[1], il est appelé par le Secrétaire d'État chargé du tourisme Jean-Jacques Descamps[n 1] pour prendre la direction générale du Groupement d'intérêt économique (GIE) « Maison de la France », nouvellement créé pour assurer la promotion du tourisme français à l’étranger.
Carrière dans les transports
Au cours de cette période, il est également administrateur d'Air France, fonction qu'il occupe de 1989 à 1994[6].
Il rejoint en 1997 la compagnie aérienne AOM comme directeur général adjoint chargé des affaires commerciales, puis comme directeur général délégué (1997-2000). De 2000 à 2002, il est le directeur général du groupe Maeva (Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs), puis devient président de l'office de tourisme et des congrès de Paris (2002-2004)[4].
Il entre ensuite dans le groupe RATP comme directeur général au développement puis président du directoire de RATP Développement (2004-2012)[4]. En huit ans, le chiffre d'affaires passe de 40 à 800 millions d'euros[7].
Le , le conseil d'administration de Air France-KLM le choisit pour devenir le futur patron de la multinationale franco-néerlandaise, en remplacement d'Alexandre de Juniac[8]. Il entre en fonction le [9].
Autres mandats
- Il est réélu en 2011 vice-président de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP)[4].
- Il a été directeur général de la multinationale du transport Transdev (Veolia Transport) du à .
- Il est également membre du comité de direction du groupe Caisse des dépôts (CDC)[4].
Air France-KLM
À la suite de sa nomination au poste de président du groupe Air France-KLM le , Jean-Marc Janaillac entre en fonction le [10]. Avant même son entrée en fonction, il signe en , un moratoire sur la grève des pilotes d'Air France. Ces derniers s'engagent à ne pas se mettre en grève avant le afin de laisser du temps au nouveau président.
Le , l'accord salarial qu'il avait proposé est rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France (taux de participation de 80,33 %), ce qui le conduit à annoncer sa démission[11].
Il se montre très sceptique sur le projet de privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) voulu par Emmanuel Macron : « En théorie économique, la privatisation des aéroports qui constituent des monopoles naturels n’a rien d’une évidence. Dans la plupart des grands États aéronautiques, et notamment aux États-Unis, le choix a été fait de conserver les aéroports sous contrôle public en raison de leur caractéristique d’infrastructure d’intérêt général au service de l’aménagement du territoire[12]. »