Jean-Marie Euzet
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Française |
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Jean-Marie Euzet, né à Sète (Hérault) le , décédé à Limoges (Haute-Vienne) le , est un artiste peintre français.
Ses débuts dans la vie
Jean-Marie Euzet, né à Sète, à une époque où le nom de cette ville s’écrivait « Cette », est le fils d’Albert Étienne Euzet, et de son épouse Anne ; son père exerce la profession d’employé de commerce[1].
Il est élève, dès 1921, à l’École nationale des Arts décoratifs de Limoges ; parmi ses professeurs figure Charles Bichet, qui, pendant une trentaine d’années, formera, à Limoges, des élèves dont certains deviendront des artistes peintres de renom. En parallèle, il étudie la musique, le violon en particulier, au Conservatoire de musique de Limoges. Pendant une période, il enseigne le dessin au Lycée Gay-Lussac de Limoges, et la musique au Conservatoire de musique de Limoges, de 1924 à 1934[2].
Sa carrière de professeur et d’artiste
En 1948, Jean-Marie Euzet devient professeur à l’École nationale des Arts décoratifs de Limoges ; il y enseigne toutes les disciplines artistiques. Avant la Seconde Guerre mondiale il avait rencontré des membres du groupe des peintres musicalistes, comme Louis Baudon et Henry Valensi ; il avait adopté les conceptions du musicalisme, qui invitait les artistes à synchroniser couleurs et formes sur leur toile à la façon d’un musicien[3].
Jean-Marie Euzet a participé à de nombreux salons et expositions ; sa première exposition personnelle importante a lieu à Limoges, à la Galerie Landaud, en 1933 ; il a participé à plusieurs expositions de groupe : Salon des réalités nouvelles, Salon des indépendants, Salon Comparaisons ; il a également participé à des expositions de groupe à Amsterdam, Prague, Vienne et La Haye ; il expose à de nombreuses reprises jusqu’à la fin de sa vie, tantôt ses émaux, tantôt ses aquarelles[2].
Jean-Marie Euzet a également œuvré dans le domaine de la création de cartons de tapisserie ; il est présent, à partir de 1941, à Aubusson, où, aux côtés de Jean Lurçat et de Marcel Gromaire, il prend part au renouveau de la tapisserie contemporaine ; ses cartons ont été tissés par la Manufacture Nationale d’Aubusson, comme « Le Port », et « La Ville »[3].
Jean-Marie Euzet a œuvré aussi dans le domaine de la création d’émaux ; il s’initie à l’émail dès 1941 ; il crée des émaux aux côtés de son épouse Juliette Euzet, qui va elle-même contribuer à renouveler l’« art du feu » ; les émaux de Jean-Marie Euzet sont proches de sa peinture, d’un graphisme épuré, avec des couleurs franches[4].
Dès les années 1930, ses œuvres suscitent de l’intérêt auprès des critiques d’art ; l’un de ces critiques fait le compte-rendu suivant de sa visite à une exposition Jean-Marie Euzet, qui s’est tenue à Limoges, à la Galerie Dalpayrat, en 1934 : « Une bien intéressante exposition. M. Jean-Marie Euzet nous propose un art très décoratif, épithète qui ne saurait en rien diminuer sa valeur spécifique. Voilà enfin des fleurs et des fruits dont nous aimerions parer les murs de notre salle à manger. Fête du coloris, justesse des valeurs et cette stylisation intelligente et discrète qui confère à ces œuvres une personnalité vigoureuse mais qui sait s'imposer avec la ferme douceur de la véritable force. »[5].