Jean-Marie Tarascon
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Université Bordeaux-I (doctorat) (jusqu'en ) |
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Collège de France (depuis ) Telcordia Technologies (en) Laboratoires Bell Université de Picardie Jules-Verne Université Cornell |
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Médaille d'or du CNRS () Liste détaillée Chevalier de la Légion d'honneur () ENI award () Grand prix Pierre-Süe () Membre étranger de la Royal Society () Prix du centenaire de la Royal Society of Chemistry () Docteur honoris causa de l'université de Hasselt () Médaille de l'innovation du CNRS () Prix Balzan () Médaille d'or du CNRS () Officier de la Légion d'honneur () Membre de la Royal Society of Chemistry |
Jean-Marie Tarascon, né le à Marmande[1], est un scientifique français spécialiste de chimie du solide et d'électrochimie[2]. Il est professeur au Collège de France titulaire de la chaire « Chimie du solide et énergie »[3],[4].
En 1977, Jean-Marie Tarascon obtient une maîtrise en génie chimique à l'université Bordeaux-I. En 1980, il soutient une thèse de doctorat ès sciences, toujours à l'université Bordeaux-I, sous la direction de Jean Étourneau et de Paul Hagenmuller[5].
Sa carrière de scientifique débute en 1981, aux États-Unis, par un contrat post-doctoral à l'université Cornell dans le domaine des matériaux supraconducteurs à haute température critique[6].
Entre 1982 et 1994, il est recruté comme chercheur aux laboratoires Bell puis il rejoint Bellcore (en), la filiale spécialisée dans les télécommunications, travaillant d'abord sur les supraconducteurs puis se réorientant dans le domaine du stockage de l’énergie[7].
Entre 1994 et 2013, il est professeur à l'université de Picardie Jules-Verne à Amiens où, jusqu'à 2007, il dirige le Laboratoire de réactivité et de chimie des solides (LRCS)[4],[8]. Durant cette période, Jean-Marie Tarascon publie un article scientifique important sur les batteries dans la revue Nature[9] avec la contribution de Michel Armand du département de chimie de l'université de Montréal.
Il fonde en 2011 le Réseau de stockage électrochimique de l'énergie (RS2E), un réseau de recherche et de transfert technologique sur les batteries, qu'il codirige avec Patrice Simon de l'université Paul-Sabatier[10]. En 2014, il est nommé professeur titulaire de la chaire de « Chimie du solide et de l’énergie » au Collège de France.
Prix et distinctions
- Membre de l'Institut universitaire de France en 2002[11].
- Membre de l'Académie des sciences française dans la section « Chimie et Intersection des applications des sciences » en 2004[12].
- Prix ENI - Protection de l'environnement en 2011[13].
- Grand prix Pierre-Süe de la Société chimique de France en 2011[5].
- Prix de la Royal Society of Chemistry Centenary Prize en 2015[14].
- Docteur honoris causa de l'université de Hasselt en 2016[15].
- Médaille de l'innovation du CNRS en 2017[16].
- Le prix Eric et Sheila Samson du Premier ministre pour l'innovation pour les carburants et véhicules alternatifs en 2017[17].
- Prix Balzan dans le domaine « Défis environnementaux : science des matériaux pour les énergies renouvelables » en 2020[18].
- Médaille d'or du CNRS 2022, pour ses travaux pionniers dans la compréhension et la découverte de nouveaux concepts réactionnels liés au lithium, la synthèse de nouveaux matériaux d’électrodes et d’électrolytes pour batteries, et la conception de batteries inédites[19].