Jean-Max Causse

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Nom de naissance Yves Marie Jean Maxime Causse
Nationalité Drapeau de la France Française
Jean-Max Causse
Nom de naissance Yves Marie Jean Maxime Causse
Naissance
Bourg-en-Bresse
Nationalité Drapeau de la France Française
Décès (à 85 ans)
13e arrondissement de Paris
Profession Exploitant de salle de cinéma, réalisateur, scénariste, attaché de presse, acteur
Films notables Le Franc-tireur

Jean-Max Causse, né le à Bourg-en-Bresse (Ain) et mort le à Paris[1], est un exploitant de salle de cinéma, également réalisateur, scénariste, acteur et attaché de presse.

Militant trotskiste à Clermont-Ferrand, il entreprend des études de commerce à Paris. Passionné de cinéma hollywoodien, il fréquente assidûment la Cinémathèque française, cocréée par Henri Langlois, qui devient un de ses modèles[2].

Il est le cofondateur avec Jean-Marie Rodon (1938-2016), des « cinémas Action ». En 1966, ils rachètent leur premier cinéma, l’Action Lafayette, dans le 9e arrondissement de Paris avec le western de 1955 Un homme est passé de John Sturges lors de la première séance[2]. Ils cogèrent ensemble les salles Action Christine, Action Ecoles et Grand Action, ainsi que le distributeur Action Gitanes, qui comptera plus de 200 films à son catalogue[3]. Il nomme grande salle du cinéma Grand Action « Henri Langlois »[4]. En 2004, les deux associés se séparent à cause de divergences de stratégie pour répondre au déficit du Grand Action. Rodon impasse uns scission en gardant les salles rentables Action Ecoles et Action Christine, ainsi que la société de distribution et cède le Grand Action à Isabelle Gibbal-Hardy[5].

Jean-Max Causse choisit lui de reprendre et rénover avec son fils François le cinéma Quartier latin (rue Champollion), qui devient la Filmothèque du Quartier latin[6]. Causse promeut les classiques du cinéma, notamment américains[2]. Il y met en lumière les films de Douglas Sirk, Sam Peckinpah, Jacques Tourneur, Nicholas Ray, les Marx Brothers, Elia Kazan, Howard Hawks, John Ford, Joseph L. Mankiewicz[5]. Causse soutient la restauration de films et permet la sortie du film de Sam Peckinpah Pat Garrett et Billy le Kid dans son montage d'origine[7]. Il fait également redécouvrir The Shop Around the Corner d’Ernst Lubitsch[7].

En tant que coréalisateur avec son ami Roger Taverne, il ne tourne qu'un seul long métrage, en 1972 avec Philippe Léotard dans le rôle principal. L'intrigue d'un homme fils de collaborateur désirant survivre à Libération se retrouvant mêlé à un groupe de résistants fait scandale et Franc-tireur connaît trente ans de purgatoire, avant d’être tardivement admis comme un des grands films réalisé sur le sujet[4]. Lors d’une nouvelle tentative en 1986 au festival de Grenoble, il est déprogrammé après la réaction indignée du président des Anciens du maquis du Vercors. En 2002, il ne sort que dans quelques salles[8].

Jean-Max Causse a perdu sa fille Christine dans l'incendie du collège Édouard-Pailleron en 1973. Aux côtés d’autres familles de victimes, il parvient à faire condamner plusieurs hauts fonctionnaires[9],[10]

Il meurt à l'âge de 85 ans le [2] à Paris, après une carrière de plus de 70 ans d’activité[7]. Ses obsèques se déroulent le en l'église Saint-Étienne-du-Mont, avant l'inhumation à Grenoble auprès de ses parents et de sa fille.

Filmographie

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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