Jean-Nicolas Bouilly
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Collège royal de Tours (d) Ancienne université d'Orléans |
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Manoir de la Coudraye (jusqu'en ) |
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Jean-Nicolas Bouilly, né le à Joué-lès-Tours et mort le à Paris 2e, est un écrivain, librettiste et dramaturge français.
Fils de Jean-François Bouilly, sieur de la Coudraye, et de Marie Anne Barnabé, il a passé les années de son enfance à Tours, où il a reçu ses premières leçons de son beau-père, homme de loi et professeur de physique. Au printemps, il se livrait à l’étude de l’histoire naturelle. Après ses études au collège royal de Tours, chez les Oratoriens, il a fait jouer avec succès une comédie en un acte et en vers, intitulée la Matinée à la mode, sur le théâtre de Tours, en 1782, mais son beau-père, membre du barreau, qui avait d’autres projets pour lui, l’a envoyé étudier chez un procureur du bailliage de Tours, puis faire son droit[1].
Après des études de droit à l'université d'Orléans, il se fait recevoir avocat au parlement de Paris, présenté, lors du serment professionnel, par Tronson du Coudray. Lorsque le parlement est transféré à Troyes en 1787, il renonce au barreau pour retourner au théâtre, encouragé à ses débuts par Mirabeau. Retourné sur les bords de la Loire, où il a produit Pierre-le-Grand, drame lyrique en trois actes, lu, en , à l’assemblée générale des sociétaires du Théâtre-Italien et accepté à l’unanimité. La première représentation, sur une musique de Grétry a eu lieu le . Le lendemain de la représentation, Bouilly a reçu une tabatière en or décorée des portraits du roi et de la reine, et sa référence flatteuse au directeur général des Finances Necker, sous les traits du fidèle Mensikov, lui vaut une invitation au salon Necker[2]. La réussite de cette pièce[3], l’a déterminé, dès ce moment, à se consacrer entièrement au théâtre[1].
Aux commencements de la Révolution, il remplit diverses fonctions administratives à Tours, puis il est nommé membre de la commission chargée de rédiger un plan d'éducation pour la jeunesse française, mais donne sa démission lorsqu'il est question de soumettre cette commission aux investigations de la police. Il entame alors une carrière de dramaturge et de librettiste d'opéras. Avec Dalayrac il a fait la Famille américaine, avec Méhul le Jeune Henry et Une folie, avec Cherubini les Deux journées, avec Nicolò l’Intrigue aux fenêtres, avec Auber le Séjour militaire, avec Boieldieu les Deux nuits, etc. Il a composé pour Gaveaux Léonore ou l’amour conjugal, que Paër a ensuite mis, lui aussi, en musique. Une de ses pièces, Léonore, ou l'Amour conjugal, est à l'origine du livret de Fidelio de Beethoven[4].
Ses comédies, bien charpentées, connaissent à leur apparition un succès de vogue. À partir de 1809, il fait paraître un nombre considérable de recueils de contes pour la jeunesse. Alors que leur sensiblerie, déjà présente dans son œuvre de dramaturge, le font surnommer « le poète lacrymal », ils sont traduits dans de nombreuses langues et continueront à être réédités jusqu'à la fin du siècle. Vers la fin de sa vie, il publie également plusieurs volumes de souvenirs.
Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (13e division). Il a épousé Catherine Eugénie Revel, fille de Louis Revel de Grancour et de Marie Louise Bocher. Leur fille épousera Joseph-Henri Flacon Rochelle.