Jean-Nicolas Perlot
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Jean-Nicolas Perlot, né à Herbeumont le et mort à Arlon le , est un aventurier et auteur belge, connu pour son autobiographie où il décrit ses activités de chercheur d'or en Californie puis de jardinier et agent immobilier à Portland tout en témoignant de l'évolution de ces activités et régions dans la 2de moitié du XIXe siècle.
Il est mis au travail à 11 ans dans une carrière d'ardoise. Élève à Bouillon et à Bastogne, il s'enfuit de l'école pour Paris via Sedan en 1845[1]. Le , il monte à bord du Courrier de Cherbourg et débarque le à Monterey (Californie).
Le , il arrive aux placers[2] de la région de Mariposa. Jusqu'en , il est orpailleur dans les comtés de Mariposa, Fresno, Merced, Madera et Tulare[3].
Fin , il quitte cette région et se rend à Portland, en Oregon, où il s'établit bientôt comme jardinier. Ses fructueuses affaires lui permettent d'acheter plusieurs terrains. Il revient à Herbeumont fin 1867 et repart dès pour Portland, avec sa fiancée qu'il épouse durant la traversée. Perlot se concentre alors sur la vente de ses terrains. Le , il quitte Portland pour revenir définitivement en Ardenne[4].
De retour en Belgique, Jean-Nicolas Perlot s'établit à Arlon. Il y est élu conseiller communal. Il y rédige ses mémoires et vit assez confortablement[1].
Témoignage
Dans son autobiographie[5], Jean-Nicolas Perlot décrit de nombreux aspects de sa vie de chercheur d'or : les techniques, l'influence du climat, l'organisation et les lois des mineurs, la lutte contre les Indiens... Il y fait également état des transformations auxquelles sont sujettes la Californie et Portland à cette époque : arrivée des Chinois dans les placers californiens vers 1858, quadruplement de la population de Portland de 1857 à 1869... Enfin, il mentionne un certain nombre de Belges, dont plusieurs natifs d'Herbeumont, qui furent actifs aux États-Unis à la même période que lui.
Son autobiographie a été traduite en anglais, publiée en 1985[6] et rééditée en 1998[7].