Jean-Paul Gasparian
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Evidence Classics (- |
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Michel Béroff, Michel Dalberto, Claire Désert, Elisso Virssaladze, Laurent Cabasso, Jacques Rouvier, Olivier Gardon, Tatiana Zelikman (d) |
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Jean-Paul Gasparian, né en 1995 à Paris, est un pianiste français.
Jean-Paul Gasparian naît en 1995 à Paris de parents musiciens[1]. Son père, Gérard Gasparian, est un pianiste et compositeur d'origine arménienne[2], et sa mère, Branka Balevic, une pédagogue formée à l'académie Gnessine de Moscou[3]. Il commence le piano à l'âge de six ans[4].
Admis à quatorze ans au Conservatoire de Paris (CNSMDP) dans la classe de Jacques Rouvier, il y obtient un master en 2015 dans la classe de Michel Béroff[1],[5],[6]. Il poursuit sa formation en troisième cycle au CNSMDP auprès de Michel Dalberto et Claire Désert[1],[3], puis au Royal College of Music de Londres dans la classe de Vanessa Latarche[1],[3], où il obtient un Artist Diploma. Il se perfectionne ensuite auprès de la pianiste russe Tatiana Zelikman et de la pianiste géorgienne Elisso Virsaladze[1],[7].
Lauréat du 1er prix de philosophie du Concours général des lycées en 2013[3],[5], Jean-Paul Gasparian remporte l’année suivante le Concours européen de piano de Brême (deuxième prix ex-aequo, premier non décerné)[8] et reçoit également le prix de la Fondation Cziffra[5].
En 2019, son album Chopin est acclamé par la presse, qui souligne « sa vision de ces œuvres emblématiques »[9] ainsi que « ces interprétations d'une noblesse et d'un panache incontestables », et dont les quatre Ballades « impressionnent par leur souffle et leur dimension hymnique » [10].
En 2020, il se voit décerner le prix Thierry Scherz aux Sommets musicaux de Gstaad[11].
Il est nommé dans la catégorie « Soliste instrumental » aux Victoires de la musique classique 2021[7],[3].
En 2022, il fait ses débuts à la Philharmonie de Paris en tant que soliste avec l'Orchestre national d'Île-de-France[12]. La même année, il publie son troisième récital solo chez Evidence, applaudi comme un « coup de maître » par Le Figaro, et sort son premier CD avec orchestre (Claves), accompagné du Berner Symphonieorchester[13],[14],[15].
En 2023, son album Debussy (Naïve) est sélectionné parmi les douze meilleurs enregistrements classiques de l’année par le magazine belge Crescendo[16]. Cette même année, il participe au « Week-End Howard Shore » organisé à la Maison de la Radio et de la Musique à Paris, consacré à l’œuvre du compositeur canadien. Il y assure la création française du Concerto pour piano et orchestre Ruin and Memory en présence du compositeur, ainsi que l’interprétation de la pièce pour piano Catania, enregistrée lors de l’événement et publiée dans le coffret Howard Shore: Anthology – The Paris Concerts édité par Deutsche Grammophon[17],[18],[19].
En 2024, il publie un nouvel album chez Naïve Records, Origins, consacré au répertoire arménien, avec des œuvres de compositeurs tels qu’Arno Babadjanian, Aram Khatchatourian et Komitas. L'album reçoit un accueil critique favorable et est récompensé d'un Diapason d'Or[20],[21],[22].
En 2025, Jean-Paul Gasparian fait ses débuts en récital au Japon (Minato Mirai Hall de Yokohama[23]), au Teatro di San Carlo de Naples[24] et à l’Auditorium Maurice-Ravel de Lyon[25]. La même année, il se produit pour la première fois en soliste avec l'Orchestre philharmonique de Belgrade[26] et ouvre la 80e saison de l'Orchestre symphonique de Nuremberg en interprétant le premier concerto pour piano de Félix Mendelssohn sous la direction de Jonathan Darlington[27].
Accueil critique
Jean-Paul Gasparian est salué par la presse pour sa virtuosité et la maturité de son jeu. Les Échos le décrit en 2023 comme un « pianiste hors pair », incarnation de la nouvelle génération des pianistes français[28]. Le Monde souligne son « toucher franc et naturel » et sa « virtuosité sans esbroufe »[29], tandis que Télérama salue son album Origins pour l’équilibre entre virtuosité et enracinement culturel[30]. Selon Gramophone, Gasparian est « un pianiste d’une grande finesse et d’une technique irréprochable »[31].
Récompenses
- Premier prix de philosophie du Concours général des lycées en 2013[3],[5]
- Second prix du Concours européen de piano de Brême en 2014[8]
- Prix de la Fondation Cziffra en 2014[5]
- Prix Thierry Scherz des Sommets musicaux de Gstaad en 2020[11]