Jean-Pierre Aury

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Décès
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Aube (Orne)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Gravure, Sculpture, béton architectonique
Jean-Pierre Aury
Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Gravure, Sculpture, béton architectonique
Formation
Maître
Influencé par

Jean-Pierre Aury, né le à Versailles et mort le à Aube, est un plasticien et conseiller en « béton architectonique », qui a collaboré avec un certain nombre d'architectes prestigieux, parmi lesquels Ieoh Ming Pei, Ricardo Bofill, Tadao Ando, Renzo Piano, Jean Nouvel, Hans Hollein ou Jacques Ferrier, sur des chantiers comme le Grand Louvre, la Bibliothèque François-Mitterrand ou Vulcania.

Jean-Pierre Aury est né le à Versailles[1] de Georges et Jeanne Aury.

Artiste graveur et sculpteur diplômé de l'école nationale supérieure des beaux-arts de Paris, c'est dans ce domaine qu'il a d'abord appréhendé le béton. Malléable par essence, le béton l'intéressait comme matériau pour ses créations plastiques. Mais ses caractéristiques exigeaient une nouvelle approche de son art qui l'a finalement mené à une étude approfondie du matériau et de ses possibilités, de ses exigences, une étude empreinte d'un empirisme, d'invention[2].

Le combat de Jean-Pierre Aury fut de rompre avec l'image péjorative communément attachée au béton, souvent considéré comme gris et moche. « Sa perfection est dans l'art de le composer en tant que matière » disait-il, avec un certain pragmatisme. « Il est évident que le prix du béton de certains grands chantiers présidentiels n’est pas le même que celui d’un lycée. Quand on construit pour des décennies, sinon des siècles, on n’a pas le droit de chipoter sur l’essentiel » confiait-il ainsi le au magazine Les Inrocks[3].

Il a ainsi participé à la réalisation des bétons de très nombreux édifices, parmi lesquels figure notamment le Musée du Louvre à Paris. Il s'agissait dans ce cas d'un béton que l'architecte Ieoh Ming Pei voulut apparent et au centre de son œuvre. Une pierre artificielle dont les topiques se réduisent à un juste dosage d’eau, de sable et de graviers. Mais également au choix du bon bois et à la détermination de la durée adéquate pour les coffrages (le temps d’étançonnement et l’origine des planches ont un effet important sur l'aspect et la teinte finale du béton). En 2003, le chantier du Grand Louvre fit par ailleurs l'objet d'une étude de cas par la Harvard Design School, reconnaissant à ce titre l’expertise particulière et la créativité de Jean-Pierre Aury[4],[5].

Jean-Pierre Aury a travaillé dans divers pays du monde, où il a conseillé les plus grands architectes. Outre Ieoh Ming Pei, il a travaillé avec les architectes Ricardo Bofill, Tadao Ando, Renzo Piano, Jean Nouvel, Hans Hollein ou Jacques Ferrier et d'autres ont recouru à ses services.

Mais c'est en 1999 qu'il gagne peut-être définitivement son combat, lorsqu'il crée la surprise avec un béton bleu poli pour habiller l'usine des eaux de Joinville-le-Pont. « Le secret de la couleur : un oxyde de cobalt et de la pâte de verre bleue », expliquent alors les architectes Ferrier et Gruson dans les médias. Ainsi, dans son cadre de béton bleu, une usine des eaux évoquait désormais au journaliste des Echos, François Lamarre, « une galerie d'art où s'exposent vannes, tuyaux et abouts de filtres, dans un industrieux ballet »[6]. Le journaliste ira jusqu'à comparer, dans son article du , le béton bleu de Jean-Pierre Aury à « un soupçon de luxe qui habille tout le projet comme une goutte de parfum »[6].

Jean-Pierre Aury est aussi l'inventeur (en collaboration avec l'entreprise Sika ) d'une technique innovante de reconstitution du béton à l'identique[7], très largement utilisée aujourd'hui dans le cadre de restaurations d'ouvrages d'art. C'est notamment grâce à la technique mise au point par l'Atelier Aury que l'église Saint-Joseph du Havre a pu être restaurée de 2003 à 2005 [8],[9].

Après plusieurs décennies à avoir imaginé, composé, et réalisé les bétons architectoniques des édifices les plus prestigieux de la planète, Jean-Pierre Aury s'est consacré à des chantiers de particuliers, notamment au Luxembourg. Contraint par la maladie, il a pris sa retraite après sa longue carrière.

Jean-Pierre Aury est ancien membre du Conseil d'administration de Bétocib.

Il décède le à Aube, dans l'Orne[10].

Chantiers

Les archives de J.P Aury répertorient plusieurs milliers de chantiers de grande ampleur sur les cinq continents entre les années 1980 et 2006.

Le Grand Louvre

  • Date : 1984-1993
  • Pays : France (Paris)
  • Architecte : Ieoh Ming Pei

Description

J.P Aury a contribué à la définition précise des compositions du béton et de ses traitements de finition[11]. Ce chantier a fait l'objet d'études de cas (notamment celle de la Harvard School of Design[12]) et de plusieurs livres (tels que Le Grand Louvre d'Emile Biasini, 1989, et Le Grand Louvre : de la Pyramide à l'Orangerie, un parcours architectural exceptionnel, de Frédérique de Gravelaine et Jean Lebrat, 1999) expliquant, entre autres, le travail effectué par J.P Aury sur ce chantier.

L'Axe Majeur

Inventions et procédés de fabrication

Notes et références

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