Jean-Pierre Baillod
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| Jean-Pierre Baillod | ||
Jean-Pierre Baillod en uniforme de général de brigade, portant l'étoile de la Légion d'honneur, par Henri-Nicolas Van Gorp, vers 1811-1813 | ||
| Naissance | Songieu, Ain, France |
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| Décès | (à 81 ans) Saint-Germain-de-Tournebut (Manche) |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Lieutenant-général | |
| Années de service | 1793 – 1833 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Chevalier de la Couronne de Fer Chevalier de Saint-Louis Baron de l'Empire |
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| Hommages | Son nom est gravé sur arc de triomphe de l'Étoile, 39e colonne. | |
| Autres fonctions | député de la Manche | |
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Jean-Pierre Baillod, né à Songieu dans l'Ain (Région du Bugey), le et mort le à Saint-Germain-de-Tournebut (Manche), est un général français de l’Empire.
Carrière militaire
Jean-Pierre Baillod (ou Ballioud d'après l'acte de baptême) naît le à Songieu, dans le Bugey, et est baptisé le même jour[1]. Il est le fils de Joseph Baillod, laboureur, et de son épouse Jacqueline Reydellet.
Il entre au service dans le 11e bataillon de volontaires de l'Ain (22e demi-brigade d'infanterie légère) le . Il est nommé capitaine le 27 du même mois, sert à l'armée des Alpes, et en à l'armée d'Italie. En 1796, il est nommé commissionné adjoint aux adjudants-généraux. Le , il est promu au grade de chef de bataillon, est employé au camp de Boulogne en 1804. Le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
De 1805 à 1810, il sert à la Grande Armée, sous les ordres du général Saint-Hilaire, puis du général Grandjean. Il a un cheval tué sous lui à la Bataille d'Austerlitz le . Il est nommé adjudant-commandant le , et il est blessé à la Bataille d'Heilsberg le . Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le , et il est fait commandeur de l'ordre le . En récompense de sa conduite à la bataille d'Essling du 21 et , il est élevé à la dignité de Baron d'Empire le .
Rentré en France en , il devient chef d'état-major de la 14e division militaire le suivant. Le , il est promu au grade de général de brigade et commande le département de la Manche. En 1812, on l'envoie de nouveau au Camp de Boulogne, et le il est sous les ordres de Lauriston, chef d'état-major au corps d'observation de l'Elbe (3e corps). Chevalier de l'ordre de la Couronne de Fer en , il est blessé grièvement à la bataille de Leipzig le , il obtient un congé pour se rétablir de ses blessures. En décembre, il est désigné comme chef d'état-major, au 2e corps commandé par le duc de Bellune Maréchal Victor, mais sa blessure le retenant, il est envoyé dans le département de la Manche le .
Il est créé chevalier de Saint-Louis en , et employé comme chef d'état-major du général Lemarois. Il est nommé lieutenant-général le . Candidat aux élections de 1827, il est envoyé à la chambre des députés en 1830 et de 1831 à 1834 et devient ensuite membre du conseil général de la Manche. Le général Baillod est admis à la retraite le , conformément à l'ordonnance du .
Il meurt le à Saint-Germain-de-Tournebut (Manche)[2]. Il est inhumé dans cette commune.
Vie privée
Jean-Pierre Baillod épouse le , à Valognes, Nathalie Guyard[3]. Leur contrat de mariage, signé le , a été passé en présence de l'empereur Napoléon Ier[4].
De cette union, sont nés :
- Edmé-Charles Baillod, né le à Valognes, mort le à Rennes, général de brigade, commandeur de la Légion d'honneur. Il épouse Ernestine Gellet, dont 4 enfants ;
- Marie-Nathalie, née le ;
- Amédée, né le ;
- Stanislas, né le ;
- Auguste-Charles-Marin, né le .
La famille Baillod était établie :
- à Valognes, en l'hôtel de Quierqueville, 11 place Camille-Blaizot ;
- au château de Tournebut, à 5 kilomètres de Valognes ;
- à Paris, dans l'hôtel situé au 24 rue Molière, dans le quartier du Palais-Royal (1er arrondissement).
Distinctions
- Il fait partie des 558 officiers dont le nom est gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile.