Jean-Pierre Duval (homme politique)
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| Préfet de la Charente | |
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| Préfet des Alpes-de-Haute-Provence | |
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| Membre du Conseil des Cinq-Cents |
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| Décès |
(à 63 ans) Ancien 11e arrondissement de Paris |
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Jean-Pierre Duval, né le à Rouen, mort le à Paris (ancien 11e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.
Entre 1792 et 1797, il est député de Seine-Inférieure à la Convention nationale, où il vote la détention de Louis XVI et où il est proscrit comme Girondin, et au Conseil des Cinq-Cents. Entre 1797 et 1798, il est nommé ministre de la Police.
Mandat à la Convention
En 1778, Jean-Pierre Duval devient avocat au parlement de Normandie.
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En , Jean-Pierre Duval, alors « greffier du bureau central des juges de paix à Rouen », est élu député du département de Seine-Inférieure, le sixième sur seize, à la Convention nationale[1].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention jusqu'à la fin de la guerre et le bannissement à la paix »[2], et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , il est également absent lors scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le , Jean-Pierre Duval est en effet envoyé en mission, aux côtés de Denis-Toussaint Lesage (député d'Eure-et-Loir) et de Jacques Mariette (député de Seine-Inférieure), dans les départements de l'Orne et du Loiret. À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, ils sont rappelés à la Convention sur motion de François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et de Jean Julien (député de Haute-Garonne) pour « avoir organisé la contre-révolution à Orléans »[6].
Le , il est déclaré démissionnaire après s'être soustrait au décret de son rappel[7]. Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, il est décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire[8] mais se soustrait au décret et se cache en Normandie.
Le 18 ventôse an III (le ), Jean-Pierre Duval et les vingt-trois députés décrétés hors-la-loi sont rappelés au sein de la Convention.
Mandat aux Cinq-Cents et ministre de la Police
Sous le Directoire, Jean-Pierre Duval est réélu député de Seine-Inférieure et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[9]. Le , il est nommé ministre de la Police[10].
Il fut ministre de la Police du au .
Lors du Consulat, il siégea, toujours pour la Seine-Inférieure au Corps législatif du au , institution qu'il présida du au .
Le 12 pluviôse an XIII () il fut nommé préfet des Basses-Alpes [11], en poste à Digne[12] où il siégea de 1805 à . Il est confirmé à ce poste lors de la Première Restauration ainsi qu’au début des Cent-Jours. Au retour de Napoléon, début , il n'organise pas une défense armée à Sisteron, qu'il juge impossible, mais il s'empresse de ménager les deux camps (du roi Louis XVIII et de l'empereur)[13]. Il est nommé alors le par l'empereur (toujours pendant les Cent-Jours), à la préfecture de la Charente, poste dont il est destitué en (Seconde Restauration)[14].
Duval meurt en 1817, éloigné des affaires publiques, dans une propriété qu'il possédait près de Poitiers.
Bibliographie
- « Jean-Pierre Duval », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
- Édouard Frère, Manuel du bibliographe normand : Dictionnaire bibliographique et historique contenant : 1° l'indication des ouvrages relatifs à la Normandie, depuis l'origine de l'imprimerie jusqu'à nos jours ; 2° des notes biographique, critiques et littéraires sur les écrivains normands, sur les auteurs de..., A. Le Brument, (lire en ligne).
- Jean-Charles Roman d’Amat, « 53. DUVAL (JEAN-PIERRE) » (1754-1817) in Jean-Charles Roman d’Amat (1887-1976) (dir.), Dictionnaire de biographie française (DBF), colonnes 977-978 du tome XII (tome 12) (Gugueyt - Espigat-Sieurac), tome paru en 1970.
- « Duval (Jean, Pierre) », page 293 in Archives nationales (France) (répertoire nominatif par Christiane Lamoussière, revu et complété par Patrick Laharie ; répertoire territorial et introduction par Patrick Laharie), Le Personnel de l’administration préfectorale, 1800-1880, Paris : Centre historique des Archives nationales, 1998, 1159 pages, 27 cm (ISBN 2-86000-271-5).
- Jean Tulard, Les Vingt Jours : Louis XVIII ou Napoléon ? (1er-20 mars 1815), Paris, Fayard, , 284 p. (ISBN 2-213-60867-9), p. 47, 96-99, 103.