Jean-Pierre Duval (homme politique)

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Jean-Pierre Duval, né le à Rouen, mort le à Paris (ancien 11e arrondissement), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1792 et 1797, il est député de Seine-Inférieure à la Convention nationale, où il vote la détention de Louis XVI et où il est proscrit comme Girondin, et au Conseil des Cinq-Cents. Entre 1797 et 1798, il est nommé ministre de la Police.

Mandat à la Convention

En 1778, Jean-Pierre Duval devient avocat au parlement de Normandie.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.

En , Jean-Pierre Duval, alors « greffier du bureau central des juges de paix à Rouen », est élu député du département de Seine-Inférieure, le sixième sur seize, à la Convention nationale[1].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention jusqu'à la fin de la guerre et le bannissement à la paix »[2], et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , il est également absent lors scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze[5].

Le , Jean-Pierre Duval est en effet envoyé en mission, aux côtés de Denis-Toussaint Lesage (député d'Eure-et-Loir) et de Jacques Mariette (député de Seine-Inférieure), dans les départements de l'Orne et du Loiret. À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, ils sont rappelés à la Convention sur motion de François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et de Jean Julien (député de Haute-Garonne) pour « avoir organisé la contre-révolution à Orléans »[6].

Le , il est déclaré démissionnaire après s'être soustrait au décret de son rappel[7]. Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, il est décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire[8] mais se soustrait au décret et se cache en Normandie.

Le 18 ventôse an III (le ), Jean-Pierre Duval et les vingt-trois députés décrétés hors-la-loi sont rappelés au sein de la Convention.

Mandat aux Cinq-Cents et ministre de la Police

Sous le Directoire, Jean-Pierre Duval est réélu député de Seine-Inférieure et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[9]. Le , il est nommé ministre de la Police[10].

Il fut ministre de la Police du au .

Lors du Consulat, il siégea, toujours pour la Seine-Inférieure au Corps législatif du au , institution qu'il présida du au .

Le 12 pluviôse an XIII () il fut nommé préfet des Basses-Alpes [11], en poste à Digne[12] où il siégea de 1805 à . Il est confirmé à ce poste lors de la Première Restauration ainsi qu’au début des Cent-Jours. Au retour de Napoléon, début , il n'organise pas une défense armée à Sisteron, qu'il juge impossible, mais il s'empresse de ménager les deux camps (du roi Louis XVIII et de l'empereur)[13]. Il est nommé alors le par l'empereur (toujours pendant les Cent-Jours), à la préfecture de la Charente, poste dont il est destitué en (Seconde Restauration)[14].

Duval meurt en 1817, éloigné des affaires publiques, dans une propriété qu'il possédait près de Poitiers.

Bibliographie

Articles connexes

Notes et références

Liens externes

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