Jean-Pierre Farandou
dirigeant d'entreprises et homme politique français
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Jean-Pierre Farandou, né le à Bordeaux (Gironde), est un dirigeant d’entreprise et homme politique français.
| Jean-Pierre Farandou | |
Portrait officiel de Jean-Pierre Farandou en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre du Travail et des Solidarités | |
| En fonction depuis le (7 mois et 28 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Lecornu II |
| Prédécesseur | Catherine Vautrin |
| Président de la Société nationale des chemins de fer français | |
| – (5 ans, 11 mois et 11 jours) |
|
| Prédécesseur | Guillaume Pepy |
| Successeur | Laurent Trevisani (intérim) Jean Castex |
| Président de l'Union des transports publics et ferroviaires | |
| – (3 mois et 20 jours) |
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| Prédécesseur | Thierry Mallet |
| Successeur | Thierry Mallet |
| – (1 an, 11 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Jean-Marc Janaillac |
| Successeur | Thierry Mallet |
| Président de Keolis | |
| – (7 ans, 4 mois et 24 jours) |
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| Prédécesseur | David Azéma |
| Successeur | Thierry Mallet |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean-Pierre Eugène Farandou |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bordeaux (France) |
| Nationalité | Française |
| Diplômé de | Mines Paris - PSL Lycée Michel-Montaigne |
| Profession | Chef d'entreprise |
| modifier |
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Ayant fait presque toute sa carrière au sein de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) — où il est entré en 1981 — ou de ses filiales, il a été président du transporteur Keolis de 2012 à 2019[1], président de la SNCF du au , puis président-directeur général de la SNCF jusqu'au .
Le , il est nommé ministre du Travail et des Solidarités dans le gouvernement Lecornu II[2].
Biographie
Jeunesse et études
Jean-Pierre Farandou est né en 1957 à Bordeaux, dans le quartier de Bacalan, au nord de la ville, d’un père agent des douanes et d’une mère institutrice[3]. Il passe toute sa jeunesse dans ce quartier[4].
Il a fait ses études au lycée Michel-Montaigne à Bordeaux et est diplômé en 1979 de l'École nationale supérieure des mines de Paris (promotion d'entrée : 1976).
Carrière
Au sein du groupe SNCF

Il commence sa carrière au sein de la compagnie minière AMAX à Denver aux États-Unis avant de rejoindre le groupe SNCF en 1981, au sein duquel il effectue la suite de sa carrière.
Il y occupe d’abord différentes fonctions en production et marketing avant d’être nommé chef de projet pour le lancement du TGV Paris – Lille en 1993[5].
De 1993 à 1998, il est directeur général de Thalys International (filiale du groupe SNCF). Il reprend ensuite des fonctions au groupe SNCF (directeur des cadres RH en 1998 puis directeur adjoint Grandes lignes en 2000).
En 2002, il dirige l'entité régionale Rhône-Alpes[6], avant d’entrer chez Keolis (opérateur de transport public et filiale de la SNCF à 70 %) en 2004, en tant que directeur de Keolis Lyon[7],[8].
En 2006, il est nommé directeur de la branche SNCF Proximités (qui regroupe le Transilien, 20 TER et le groupe Keolis).
En 2012, il est nommé directeur général délégué du groupe SNCF et devient président du directoire de Keolis (63 000 salariés)[9].
À la tête de Keolis
Sous la présidence de Jean-Pierre Farandou, l’activité de Keolis croît significativement (de 4,4 milliards d’euros en 2011 à 5.4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017)[10],[11].
Jean-Pierre Farandou accorde une place importante à l’innovation, en développant par exemple des services de navette autonome[12],[13],[14].
Après son départ, il est remplacé à la tête de Keolis par Patrick Jeantet[15].
Direction de la SNCF
Jean-Pierre Farandou est nommé par le président de la République Emmanuel Macron le pour succéder à Guillaume Pepy comme président du directoire de la Société nationale des chemins de fer français . Il prend ses fonctions le [16].
Dès son arrivée à la tête de la SNCF, il prône l'ouverture vers les syndicats, assurant vouloir « renouer le fil »[15],[17]. Il entend ramener de l'« apaisement » et de la « sérénité » et évoque la « transition ferroviaire »[18]. Au cours de la présentation de sa feuille de route, Jean-Pierre Farandou condamne les derniers mouvements sociaux liés à un droit de retrait des cheminots après un accident et délivre une première indication en ce qui concerne ses priorités : réduire les files d'attente et imposer, au plus tard à l'été 2020, une durée maximale de 30 minutes dans les files d'attente[19]. « Cela veut dire que j’accepte que l’on mette plus de personnel au guichet. Il n’y a pas de magie »[20].
En , il annonce la création à venir d'une filiale à 100 % détenue par la SNCF, SNCF Renouvelables, dans le but de répondre à l'urgence concernant l'approvisionnement en énergie[21].
En , il est convoqué par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, pour qu'il s'explique sur l'accord de fin de carrière afin d'éviter les grèves pendant les Jeux olympiques d'été de 2024. Cet accord « n’en finit pas de faire polémique » alors que la majorité des Français va devoir travailler deux ans de plus en raison de la réforme des retraites. La convocation a pour but d'expliquer comment il compte financer un accord qu’il a conclu avec les syndicats sans que le gouvernement en soit averti[22]. Il est annoncé qu'il ne sera pas renouvelé pour un deuxième mandat mais que son mandat est prolongé jusqu'à la fin des Jeux olympiques, « afin de garantir la bonne organisation des Jeux olympiques et paralympiques »[23]. Prolongé jusqu’en mai prochain, le PDG de la SNCF se verrait bien rester deux années supplémentaires au sein du groupe public. Il a proposé de se maintenir comme président non exécutif jusqu’à ses 70 ans[24].
Ministre du Travail et des Solidarités
En , il est nommé ministre du Travail et des Solidarités dans le gouvernement Lecornu II[2]. Lors de sa première allocution télévisée, il déclare, à propos de la réforme des retraites, « on n’est pas sourds, on n’est pas autistes, on voit bien qu’elle passe mal cette réforme ». Cette intervention, qualifiée de validiste, est notamment critiquée par des élus de gauche[25]. Face à la gravité de la polémique, le ministre revient sur ses propos et s’en excuse dans une publication sur le réseau social X quelques jours plus tard.
Autres fonctions
Jean-Pierre Farandou a été président du GIE Objectif transport public de 2013 à 2015. Il a été président de l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) de 2015 à 2017, date à laquelle Thierry Mallet, PDG de Transdev, lui succède[26]. En 2019, il retrouve la présidence en juin mais l'abandonne trois mois plus tard après sa nomination à la tête de la SNCF[27]. Thierry Mallet prend à nouveau sa suite.
De 2012 à 2014, il a été président du conseil d’administration de l’Orchestre national d'Île-de-France[12].
Prises de position
En 2016, Jean-Pierre Farandou s’est investi, en tant que président de l'Union des transports publics et ferroviaires, dans la création de la convention collective nationale du secteur ferroviaire en France[28].
Il s’est aussi prononcé pour l’ouverture des données dans le secteur du transport[29] et contre la gratuité des transports publics en ville, dont il pense qu'elle peut avoir des effets pervers sur le respect du personnel par les usagers et la qualité du service[30].
Prix et distinctions
Le , il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « directeur général à la branche SNCF Proximités, président d'une association favorisant l'insertion ; 30 ans de services militaires, d'activités professionnelles et associatives »[31] puis fait chevalier le [32]. Il est promu au grade d'officier le au titre de « président-directeur général d'une société de transport ferroviaire »[32].
En 2017, il reçoit le grand prix du cercle Humania, qui récompense un directeur des ressources humaines (DRH) devenu patron[12].
Vie personnelle
Jean-Pierre Farandou indique être amateur de vins de Bordeaux, de rugby, de peinture et de musique classique[12].
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Ressource relative à l'audiovisuel :