Jean-Pierre Maggi

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Élection17 juin 2012 (suppléant)
Circonscription8e des Bouches-du-Rhône
Groupe politiqueSRC (2012-2015)
RRDP (2015-2017)
Jean-Pierre Maggi
Illustration.
Fonctions
Député français

(4 ans, 11 mois et 19 jours)
Élection 17 juin 2012 (suppléant)
Circonscription 8e des Bouches-du-Rhône
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC (2012-2015)
RRDP (2015-2017)
Prédécesseur Olivier Ferrand
Successeur Jean-Marc Zulesi
Maire de Velaux

(43 ans et 3 mois)
Élection mars 1977
Réélection 6 mars 1983
12 mars 1989
11 juin 1995
11 mars 2001
9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Étienne Garsi
Successeur Yannick Guérin
Conseiller général des Bouches-du-Rhône
Vice-président du conseil général

(21 ans)
Circonscription Canton de Pélissanne
Prédécesseur Création du canton
Successeur Alexandra Bounous-Duprey
Biographie
Date de naissance (81 ans)
Lieu de naissance Marseille, France
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Électricien

Image illustrative de l’article Jean-Pierre Maggi
Maires de Velaux

Jean-Pierre Maggi, né le à Marseille, est un homme politique français, membre du PS. Il est élu suppléant du député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône lors des élections législatives françaises de 2012, Olivier Ferrand. À la suite du décès de celui-ci le , il devient député.

Fils d’une famille ouvrière, il obtiendra durant sa scolarité successivement un CAP, un BEP, un BEI puis un DUST en électrotechnique. Après plusieurs postes dans diverses entreprises de la région, il est embauché à 26 ans comme électricien de quart à Shell chimie à Berre-l'Étang.

Engagement politique

Dès l’âge de 17 ans, attiré par la politique, il entre dans le militantisme et adhère à 23 ans au Parti Socialiste.

À 27 ans, en 1971, Jean-Pierre Maggi devient délégué du personnel (CFDT). Il sera réélu jusqu’à son départ de l’entreprise en 1989.

En plus de son activité syndicale, c’est en 1977 que Jean-Pierre Maggi, alors âgé de 33 ans, devient maire de Velaux : il est alors le plus jeune maire des Bouches-du-Rhône.

Il sera réélu dès le premier tour en 1983, 1989, 1995, 2001 et 2008. En tant que maire de Velaux, il deviendra également vice-président du Multipôle de l’Etang de Berre en 1995, puis d’Agglopole Provence, depuis 2001.

Il donnera notamment naissance à la première maison des associations du département et à la première Mairie Intercommunale, lieu d’accueil des syndicats intercommunaux dans une perspective de mise en synergie des politiques locales.

Jean-Pierre Maggi est élu Conseiller général du canton de Pélissanne en 1992. La même année, il devient vice-président de l’OPAC, aux côtés de Jean-Noël Guérini qui en est, alors, le président.

Après avoir présidé la commission Éducation, Sport et Culture puis reçu la délégation des Archives départementales et de l’Environnement en passant par le Livre et les Associations, il devient, à sa réélection en 1998, vice-président du Conseil général, chargé de l’Aide aux communes, et président du Service départemental d'incendie et de secours du département.

En 2012, il est candidat aux élections législatives comme suppléant d'Olivier Ferrand. Il devient député de la huitième circonscription des Bouches-du-Rhône à la suite de la mort de ce dernier le [1]. Il déclare pourtant dès le lendemain ne pas en avoir envie dans de telles circonstances[2]. À la suite de la validation par le Conseil constitutionnel de l'élection d'Olivier Ferrand le , il démissionne de son mandat de conseiller général pour se consacrer à la députation.

En , il quitte le groupe socialiste de l'Assemblée nationale pour rejoindre le groupe RRDP, justifiant sa démarche par sa désapprobation de la réforme territoriale et de la création de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence[3].

Affaires politico-financières

Condamnation pour détournement de fonds publics

Le , Jean-Pierre Maggi est mis en examen pour détournement de fonds publics, trafic d'influence et favoritisme pour des faits remontant à l'époque où il présidait le Service d'Incendie et de secours du département des Bouches-du-Rhône[4]. En , la chambre régionale des comptes du PACA s'interroge en effet sur des « irrégularités ponctuelles en matière de recrutement où des contrats ont été signés sans avis de vacances ou de création de poste »[5],[6]. Jean-Pierre Maggi a notamment favorisé les recrutements et promotions de sa compagne ainsi que du fils et du gendre de celle-ci au sein de cet organisme[7].

Il est jugé pour ces faits en et condamné pour sept infractions à six mois de prison ferme et à cinq ans de privation des droits civils et civiques, dont l’éligibilité[8],[9]. En , en appel, il est condamné plus lourdement : trois ans de prison dont deux avec sursis ainsi que 100 000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité[10]. L'arrêt de la cour de 2022 est en partie cassé par la Cour de cassation en 2024[11]. En , sa peine est ramenée à la seule condamnation de dix-huit mois de prison avec sursis[7],[12].

Synthèse des mandats

Notes et références

Annexes

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