Jean-Pierre Mustier

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Jean-Pierre Mustier, né à Chamalières (Puy-de-Dôme) le , est un chef d'entreprise et banquier français.

Jeunesse et formation

Jean-Pierre Mustier est ancien élève de l'École polytechnique (X81), passé par l'École des mines de Paris. Il est le fils d’un gynécologue-obstétricien installé à Clermont-Ferrand et d’une pharmacienne universitaire.

Parcours professionnel

Il entre à la Société générale en 1987. Il y occupe des postes de plus en plus importants à Paris, aux États-Unis, à Hong Kong, Tokyo et Londres. Vu comme un prodige avec une ascension aussi fulgurante que ses revenus : il gagne certaines années un bonus avoisinant les dix millions d'euros[1] et acquiert un hôtel particulier parisien villa Montmorency[2]. Il doit quitter cette banque en 2009 à la suite de l'affaire Jérôme Kerviel. Il y était au moment de la crise, depuis 2003, directeur de la Banque de financement et d'investissement et à ce titre supérieur hiérarchique (N+7) de Jérôme Kerviel ; il était aussi directeur général adjoint du groupe.

Il entre en 2011 au groupe bancaire italien Unicredit comme directeur général adjoint et il est responsable de la banque d'investissement jusqu'en 2014. Il devient alors associé de la société de gestion Tikehau Capital, où il s'occupe du développement international[3]. Il est rappelé par le groupe Unicredit et en prend la tête, comme administrateur délégué, le [4].

Il est président de l'European Banking Federation (Fédération bancaire de l'Union européenne) depuis .

En 2020, il apparaît parmi les successeurs possibles de Frédéric Oudéa à la tête de la Société générale[5]. Mustier a l'idée d'une fusion entre la Société générale et Unicredit[6].

Approché en pour reprendre la direction de HSBC, il ne donnera pas suite à cette proposition[7].

Le , Jean-Pierre Mustier annonce son intention de mettre fin à ses fonctions à la tête d'Unicredit, à la suite d'un désaccord stratégique avec l'État italien concernant la reprise de la banque Monte dei Paschi di Siena.

En , il lance, avec Bernard Arnault et Tikehau, un SPAC, baptisé Pegasus Europe, coté à la bourse d'Amsterdam.

Au cours de la crise touchant cette société, il est nommé en président non exécutif d'Atos, en remplacement de Bertrand Meunier, avec mission de vendre Atos coupé en 2 morceaux : d'une part l'infogérance en pertes nommée « Tech Foundations », susceptible d'être vendue à Daniel Křetínský, et d'autre part les technologies de pointe nommées « Eviden », qui intéressent Airbus[8]. Mustier accepte cette mission de transition très difficile sans être rémunéré, mais un homme d'affaires, Hervé Vinciguerra, menace de l'attaquer en justice pour « faute de gestion »[9].

Affaire judiciaire

En , Jean-Pierre Mustier a été sanctionné d'une amende de 100 000 euros pour délit d'initié par l'Autorité des marchés financiers pour des ventes d'actifs boursiers intervenues en [10] ; ces ventes ne sont pas liées à l'affaire Kerviel, mais probablement à la crise des subprimes aux États-Unis ; il n'a finalement pas fait appel. Mais en , le parquet, alerté par l'AMF, a considéré qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments pour des poursuites pénales[11].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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