Frédéric Oudéa

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Nom de naissance
Frédéric Robert André OudéaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
FredVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Frédéric Oudéa
Frédéric Oudéa en 2021.
Fonctions
Administrateur de société
École polytechnique
depuis le
Président
Sanofi
depuis
Président
Fédération bancaire française
-
Président-directeur général
Société générale
-
Directeur général (en)
Société générale
-
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Frédéric Robert André OudéaVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
FredVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Paul Oudéa (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Marie-Claire Domart (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Parentèle
Dominique Castéra (d) (belle-mère)
Richard Castéra (d) (beau-père)
Alain Duhamel (oncle du conjoint)
Patrice Duhamel (oncle du conjoint)
Jean-François Duhamel (d) (oncle du conjoint)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

Frédéric Oudéa, né le à Paris 15e (Seine), est un homme d'affaires français, dirigeant de banque et de grande entreprise.

Inspecteur des finances, il fait partie des conseillers de Nicolas Sarkozy durant son passage au ministère du Budget. Il est recruté par la Société générale en 1995. Après l'affaire Kerviel, qui frappe la banque en , il en est nommé directeur général. Frédéric Oudéa accède au poste de P-DG en . En , il quitte la présidence du groupe pour se consacrer à la direction générale de la Société générale. Il reste en poste jusqu'en , date à laquelle il rejoint Sanofi en qualité de président.

Il est le mari de l’ancienne ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques et actuelle présidente du Comité national olympique et sportif français, Amélie Oudéa-Castéra.

Famille et formation

Frédéric Robert André[1] Oudéa naît le dans le 15e arrondissement de Paris[2], il est le fils de Paul Oudéa, gastro-entérologue d'origine hongroise au Centre hospitalier universitaire de Nantes, qui meurt en 1976. Sa mère, Marie-Claire Domart, chercheuse à l'Inserm, s'installe à Paris avec ses trois enfants[3],[4].

Frédéric Oudéa obtient son baccalauréat à l'âge de seize ans avant d'entrer en classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Louis-le-Grand. Il intègre l'École polytechnique (promotion 1981) et suit plus tard les cours de l'École nationale d'administration (promotion 1987 Fernand-Braudel)[3],[5].

Après une union libre avec Véronique Morali (énarque et femme d’affaires) avec qui il a deux filles[6],[7],[8], Frédéric Oudéa épouse Amélie Castéra le . De ce mariage sont nés trois garçons[9], dont Pierre Oudéa-Castéra (2011), l'un des meilleurs espoirs français de sa génération en tennis, demi-finaliste en simple et finaliste en double du championnat de France 13-14 ans en 2025[10],[11].

Son épouse, ancienne joueuse de tennis professionnel et directrice générale de la Fédération française de tennis de 2021 à 2022, est nommée ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques au sein du gouvernement Borne le [12]. Elle obtient en plus les portefeuilles de l'Éducation nationale et de la Jeunesse dans le gouvernement de Gabriel Attal le [13]. Empêtrée dans les polémiques, elle ne les conserve que 28 jours et demeure aux Sports et aux Jeux olympiques et paralympiques jusqu'au et son départ du gouvernement[14],[15]. Elle est élue le à la tête du Comité national olympique et sportif français[16].

Daniel Bouton, son prédécesseur au poste de PDG de la Société générale, a permis la rencontre des époux[7], qui forment rapidement un couple « parangon des élites françaises »[17], « engagé dans la vie publique »[18], proche de Valérie Pécresse et de son mari[19].

Ministère du Budget

Inspecteur des finances, il suit son supérieur Pierre Mariani et entre en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et de la Communication[20],[21]. Frédéric Oudéa y est conseiller technique, chargé des Affaires sociales, européennes et agricoles[3],[4].

Société générale

En 1995, Frédéric Oudéa est recruté par la Société générale. Après avoir exercé différentes fonctions à Londres et au siège français de la banque, il est nommé directeur financier en 2003. Il fait partie des successeurs potentiels de Daniel Bouton[3],[20]. Durant l'affaire Kerviel, ses équipes préparent l'augmentation de capital permettant de renflouer la banque[5],[22]. La direction générale du groupe lui est confiée en , alors que Daniel Bouton conserve le poste de président du conseil d'administration[20],[23].

En , Frédéric Oudéa fait partie des dirigeants auxquels le conseil d'administration octroie un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l'État. La publicité faite à ce plan, au moment où aux États-Unis l'affaire AIG est devenue un scandale, les pousse à renoncer à ce gain exceptionnel[20],[24]. Fin , Daniel Bouton annonce qu'il démissionne de son poste au conseil d'administration. Le mois suivant, Frédéric Oudéa est nommé président-directeur général[5].

En , il reprend la fonction de directeur général à la suite de la dissociation des fonctions de président du conseil et de directeur général de la banque[25].

Le , à l'occasion de l'assemblée générale du groupe bancaire, Frédéric Oudéa annonce son départ en 2023[26].

Président de Sanofi

Resté un fidèle de longue date de Nicolas Sarkozy[7],[17], il succède à partir de à Serge Weinberg à la présidence du laboratoire pharmaceutique Sanofi[27],[28], la 5ème capitalisation boursière française[29].

Après cette prise de fonction, il est régulièrement accusé d'être le « chouchou » d'Emmanuel Macron dans l'affaire de la Dépakine[30] et de bénéficier d'aides publiques exceptionnelles[30],[31],[32].

Président du Conseil d'administration pour l’Europe de l’Ouest de Revolut

Le , il est nommé président du conseil d'administration de la filiale pour l’Europe de l’Ouest de la banque en ligne britannique Revolut[33]. Dans le même temps, il conserve son rôle chez Sanofi[34].

Autres mandats

En , il est nommé au conseil d'administration du loueur de voitures ALD[35].

Frédéric Oudéa a présidé à plusieurs reprises la Fédération bancaire française qui dispose d'un système de présidence tournante sur une année. Il l'a fait en 2011-2012, 2015-2016[36] et 2019-2020[37],[9].

Le , il est nommé président de la Fondation de l’École polytechnique, succédant à Denis Ranque le [38][source secondaire nécessaire] puis nommé au conseil d'administration de l’École polytechnique le [39].

Distinctions

Le , Frédéric Oudéa est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « président-directeur général d'une banque ; 27 ans de services »[1].

Le , il est nommé au grade d'officier dans l'ordre national du Mérite au titre de « directeur général d'un établissement bancaire ; 33 ans de services »[40].

Polémiques

Notes et références

Voir aussi

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