Jean-Robert Thomazo
personnalité politique française
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Jean-Robert Thomazo (ou Robert Thomazo), né le à Dax (Landes) et mort le à Paris[1], est un militaire et homme politique français.
| Jean-Robert Thomazo | |
« Nez de cuir » | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (3 ans et 10 mois) |
|
| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 4e des Basses-Pyrénées |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Henri Grenet |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean Robert Thomazo |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Dax |
| Date de décès | (à 69 ans) |
| Lieu de décès | 5e arrondissement de Paris |
| Nationalité | Française |
| Profession | Militaire |
| modifier |
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Biographie
Officier de tirailleurs algériens, il est élève à Saint-Cyr au sein de la 110e promotion de l'École spéciale militaire, la promotion Chevalier Bayard (1923-1925). Il participe à la campagne du Rif. Il sert durant la bataille de France, puis, après l'Armistice de 1940, il est affecté au commandement supérieur des troupes de Tunisie. Il rejoint ensuite le 8e Régiment d’Infanterie en métropole jusqu’à la dissolution de l’armée d’Armistice en novembre 1942. C'est à cette date qu'il quitte clandestinement la France pour rejoindre la France combattante en Afrique du Nord. Blessé au visage durant la bataille du Mont Cassin, il est surnommé plus tard « Nez de cuir » par les journalistes, ou encore « Chatterton » par ses hommes du 5e RI de Coblence en 1950, à cause de la bande adhésive qui maintient de chaque côté du nez la lanière de cuir masquant sa blessure. Il sert en Indochine, où il est un des hommes de confiance du maréchal de Lattre[2].
Colonel, il est chef d’état-major de la 25e division d’infanterie aéroportée puis de la division d’Alger. Membre du comité de Salut public pendant la crise de mai 1958, il se rend le en Corse dont il devient de facto le commandant civil et militaire (Opération Résurrection) durant trois semaines[3]. Il est élu le député gaulliste de la 4e circonscription des Basses-Pyrénées, et est l'un des vice-présidents du groupe UNR à l’Assemblée nationale. Mais dès il s'éloigne du mouvement gaulliste en raison de son attachement de principe à l’Algérie française.
Il prend en 1960 la présidence du Front pour l'Algérie française, et anime sa filiale en métropole, le FNAF (Front national pour l'Algérie française) aux côtés notamment de Jean-Louis Tixier-Vignancour et de Jean-Marie Le Pen[4].
En 1966, il participe à la fondation de l'Alliance républicaine pour les libertés et le progrès[5].
En , il est candidat dans la première circonscription des Pyrénées-Orientales.
Il meurt quelques jours après le scrutin.
Décorations
Commandeur de la Légion d'honneur.
Croix de guerre -.
Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs.
Croix de la Valeur militaire.
Croix du combattant volontaire.
Médaille coloniale agrafe "Maroc".
Croix du combattant
Officier du Nichan Iftikhar
Officier du Ouissam alaouite- Médaille de la paix du Maroc (Espagne).
- Commandeur de l’Ordre du Vietnam.
Deux de ses fils furent également saint-cyriens, Jean Thomazo (1929-1953) (promotion Garigliano, 1949-1951) et Yves Thomazo (1929-1955) (promotion Extrême-Orient, 1950-1952). Ces deux fils, morts pour la France, ont été choisis comme parrains par la 199e promotion de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (2012-2015), dite promotion « Lieutenants Thomazo ».
