Jean-Victor Colchen
personnalité politique française
From Wikipedia, the free encyclopedia
Jean-Victor, comte Colchen (1751-1830) est un administrateur et homme politique français. Il est le frère ainé de Claude Nicolas François Colchen, député au Corps législatif de 1808 à 1815.
Reubell, Barras, La Révellière-Lépeaux, Le Tourneur, Carnot
Biographie

Jean-Victor Colchen naît le à Metz dans les Trois-Évêchés. Il commence une carrière administrative, comme notaire.
A la fin de ses études, avec son ami d'enfance, Pierre-Louis Roederer, ils se présentent à la société littéraire de Metz[1] dite Société des Philathènes, où ils sont admis dès le début de l'année 1770[2].
C'est probablement dans cette société qu'il se distingue avantageusement pour que Claude-François Bertrand de Boucheporn, également philathènes, se l'attache à son service en qualité de secrétaire d'intendance[3], lorsque ce dernier fut chargé d'administrer la Corse en 1775. Colchen est ensuite nommé premier secrétaire et subdélégué des intendances de Pau et Auch à partir de 1786.
Au moment de la Révolution française, Colchen est chef de division au ministère des Affaires étrangères.
Sous la Convention nationale, il est premier secrétaire, puis commissaire des Relations extérieures (ministre des Affaires étrangères) du au .
Jean-Victor Colchen est nommé comme préfet de la Moselle en l'an VIII. Il sera le premier à ce poste. Colchen fonde notamment le lycée impérial de Metz en 1803 (actuel lycée Fabert).
En l'an IX, le préfet Colchen fait partie de la commission chargée de négocier la paix d'Amiens, qui sera signée le 4 germinal an X ().
Il est nommé par décret impérial au Sénat conservateur le 12 pluviôse an XIII () avec entre autres son collègue préfet de la Dyle Louis-Gustave Doulcet de Pontécoulant. Il est fait dans la foulée, le 25 prairial an XIII (), membre de la Légion d'honneur.
Membre du conseil du sceau des titres le , il sera fait comte de l'Empire le . Le , il devient commissaire extraordinaire de la division militaire de Nancy.
En , Jean-Victor Colchen adhère à l'acte de déchéance de Napoléon et est donc nommé pair de France par Louis XVIII. Lors des Cent-Jours, Napoléon le choisit comme pair des Cents-Jours le . L'ordonnance royale du lors de la Seconde restauration l'exclut donc de la Chambre des pairs. Il y sera finalement réintégré le , avec un titre de baron, et y siègera jusqu'à sa mort, parmi les libéraux.
Jean-Victor Colchen meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (11e division).
Il est apparenté à la bienheureuse Caroline Colchen Carré de Malberg[4].
Titres
- Comte Colchen et de l'Empire (lettres patentes du , Bayonne[5]) ;
- Pair de France[6] :
- Pair « à vie » par l'ordonnance du ;
- (Cent-Jours) ;
- Révoqué par l'ordonnance du 24 juillet 1815) ;
- Baron-pair héréditaire (, lettres patentes en 1820) ;
Distinctions
- Légion d'honneur[7] :
- Légionnaire (25 prairial an XII : ), puis,
- Officier de la Légion d'honneur ().
Littérature
Le Préfet Colchen apparait dans le livre 1803, la nuit de la sage-femme d'Anne Villemin Sicherman.
Armoiries
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- « Colchen (Jean-Victor, comte) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] ;