Jean-Étienne Bar
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| Jean-Étienne Bar | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Moselle | |
| – (3 ans, 1 mois et 18 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Anciens | |
| – (1 an et 6 mois) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Anneville-sur-Mer (Manche) |
| Date de décès | (à 51 ans) |
| Lieu de décès | Thionville (Moselle) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Montagne |
| Profession | Avocat Magistrat |
| députés de la Moselle | |
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Jean-Étienne Bar, né le à Anneville-sur-Mer (généralité de Caen, actuel département de la Manche), mort le 12 ventôse an IX (le ) à Thionville (département de la Moselle)[1], est un homme politique de la Révolution française.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jean-Étienne Bar, alors greffier à Thionville, est élu député suppléant de la Moselle, le premier sur trois, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger, dès le début de la session, en remplacement de Nicolas Barthélémy qui refuse le mandat de député[2].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il s'abstient de voter lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4] :
Comme j'ai vu, dans le rapport qui a été présenté dans cette affaire, le langage de la passion, et celui de la prévention et de l'animosité, je ne peux donner aux faits qui y sont énoncés, la confiance propre à déterminer la décision d'un représentant du peuple. Ainsi je déclare que je ne puis, quant à présent, émettre d'opinion.
Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le , Jean-Étienne Bar est envoyé en mission, aux côtés de Jean-Baptiste Drouet (député de la Marne) et de Jacques Isoré (député de l'Oise), auprès de l'armée du Nord[6].
Le 1er thermidor an II (), il est élu secrétaire, aux côtés d'Antoine Levasseur (député de la Meurthe) et de Louis-François Portiez (député de l'Oise), sous la présidence de Jean-Marie Collot d'Herbois (député de la Seine)[7].
Mandat aux Anciens
Sous le Directoire, Jean-Étienne Bar est réélu député et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[8].
Il devient commissaire près les tribunaux du Bas-Rhin, puis en 1800, président du tribunal civil de Thionville.