Jean Benedetti
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean Baptiste Antoine Benedetti |
| Nationalité | |
| Formation |
École libre des sciences politiques Faculté de droit et des sciences économiques de Paris (d) |
| Activités |
| Conflit | |
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| Distinctions |
Jean Baptiste, Antoine, Benedetti, né le à Marseille et mort le à Paris[1], est un haut fonctionnaire français ayant fait toute sa carrière dans l'administration préfectorale, jusqu'à sa nomination en 1963, comme président des Charbonnages de France. Ses actions de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale lui valent d'être déporté. Il est Grand officier de la Légion d'honneur, Grand officier de l'Ordre national du Mérite, et croix de guerre 1939-1945.
Né en 1902 à Marseille d'une famille corse, Jean Benedetti est élevé avec son frère René en Algérie. Tous deux après des études de droit à Alger s'inscrivent à l’École libre des Sciences Politiques à Paris dont ils sortent diplômés. Jean, de retour en Algérie, devient le secrétaire parlementaire de Jules et Paul Cuttoli, respectivement député et sénateur radicaux-socialistes d'Algérie[2].
Débuts
En 1929, il devient chef de cabinet du Préfet des Pyrénées-Orientales qu'il suit dans les mêmes fonctions à Vannes, puis à Colmar avant de devenir, en 1934, sous-préfet secrétaire général de la préfecture du Cantal. Il y fait alors la connaissance de l'une des étoiles montantes du parti radical, Paul Bastid qu'il suit comme chef de cabinet au ministère du Commerce durant le Front populaire. Nommé en 1937 à Vire, sous-préfecture du Calvados, il y noue une amitié indéfectible avec le docteur Abraham Drucker (père de Michel Drucker) qui le sauve d'une pneumonie pour laquelle il était condamné.
Seconde Guerre mondiale
Jean Benedetti est confronté à l'arrivée des occupants allemands à Vire. Avec son épouse Odette, il aide dès cette époque à l'évasion de plusieurs prisonniers[3]. Nommé en 1940 à Amiens (secrétaire-général), il se retrouve quelques mois plus tard en sous-préfet de Dunkerque d'où il est déplacé à la demande des Allemands ainsi que l'indique le procès-verbal du Comité de libération du Nord [4].
Nommé préfet délégué de Montpellier en , il délivre, avec ses adjoints, Camille Ernst, secrétaire général, et Roger Fridrici, chef de bureau du cabinet, plusieurs centaines de certificats d'hébergement[5] qui permettront d'exfiltrer avec le concours de l'OSE de très nombreux enfants des camps d'internement[6]. Il évite également l'arrestation imminente de plusieurs dirigeants du mouvement de résistance Combat[7]. Nommé en 1944 à Avignon, et à la suite d'une intense campagne de dénonciation menée par les partis collaborationnistes et notamment le rassemblement national populaire de Marcel Déat, il est arrêté le sur ordre du général SS Oberg[8], pour son appartenance avec dix autres membres du corps préfectoral au réseau Super-NAP (pour super noyautage des administrations publiques)[9]. Dans le même temps, son épouse (nom de code Marceau) œuvre au sein du réseau Nestlé-Andromède[10], puis au BCRA. Elle sera décorée de la Légion d'honneur à titre militaire et de la Croix de guerre avec palme[3].
Déporté le en tant que « personnalité-otage » au château d'Eisenberg en Bohême, il reste détenu jusqu'à la libération du camp en [11],[12].