Jean Camberoque
peintre, graveur, céramiste et sculpteur français (1917-2001)
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Jean Camberoque, né le à Carcassonne et mort le dans sa ville natale, est un artiste peintre, graveur, céramiste, sculpteur et illustrateur français[1].
Biographie
Jean Camberoque commence à peindre en 1939. L'écrivain Joë Bousquet est le premier à repérer son coup de pinceau et l'invite à fréquenter les Surréalistes et intellectuels réfugiés à Carcassonne. En effet, pendant la Seconde Guerre mondiale, les artistes d'origine allemande, Max Ernst et Hans Bellmer, tous deux manifestant contre le nazisme dans leur art, se réfugient un temps à Carcassonne. Joë Bousquet, bien que paralysé, organise depuis son lit des actes de Résistance, dont la cache des deux artistes allemands. Il demande alors à ses amis, Jean Camberoque et sa femme Yvonne, d'accueillir Hans Bellmer dans leur maison pendant quelques mois[2],[3].
Dans les années 1950, Jean Camberoque part vivre avec sa femme et son fils unique Charles Camberoque à Sant Vicens (Pyrénées-Orientales), pour apprendre des techniques du centre de céramiques de Firmin Bauby. Là-bas, il travaille la céramique avec Jean Lurçat et côtoie notamment Pablo Picasso, Geneviève Duboul, Gumersind Gomila, Eugène Fagrégas, Jean-Picart Le Doux, Jacques Poussines et Jacqueline Barthe[4].
De retour à Carcassonne, il continue à mettre en pratique ces nouvelles connaissances. En parallèle, il devient ami de deux artistes audois, le sculpteur Jean Augé et le peintre Max Savy.
Ses œuvres sont ensuite exposées à Paris. Jean Camberoque est sociétaire du Salon d'automne de Paris et de la Société nationale des beaux-arts de Paris dans les années 1960. Il expose en France et à l'étranger (Europe, Liban, Maghreb, Etats-Unis, etc.). Il décide néanmoins de rester vivre dans le sud de France.
Il meurt le à Carcassonne[2].
Depuis 2003, une rue porte son nom dans le lotissement de Bourriac à Carcassonne[3].
Œuvres
Une de ses dernières œuvres est une toile monumentale accrochée dans le hall de la gare de Carcassonne[5], représentant le département de l'Aude (sa Cité de Carcassonne, ses contes, le Carnaval de Limoux, ses traditions culinaires, les pêcheurs de Bages, etc.).
Illustrations
Jean Camberoque a illustré de nombreux ouvrages[6] dont notamment un recueil de poèmes de Gaston Massat et des livres de Michel Maurette, Max Rouquette, etc.
Grand ami de l'écrivain Joë Bousquet, Jean Camberoque a illustré ses textes et poèmes comme Le Meneur de lune[7] et Papillon de neige[8].
Sculptures
Jean Camberoque a réalisé des œuvres monumentales en béton et en céramique.
Quelques-unes de ses œuvres sont encore visibles dans des écoles, lycées, rues en France (principalement entre Carcassonne et Nîmes) dont :
- sculpture dans la faisanderie de Sénart, en région parisienne
- céramique à l'entrée de la ville de Limoux
- céramique à l'entrée du lycée Docteur Lacroix à Narbonne
- céramique à l'école primaire Michel Maurette, à Caux-et-Sauzens
- céramique d'un arlequin, rue de Verdun, Carcassonne
- céramique d'un écureuil, visible sur la façade de l'ancienne Caisse d'Épargne de Bram.
- céramique, office du tourisme de Narbonne-Plage
- céramique, foyer communal de Caunes-Minervois
- Des tuiles en céramiques peintes, toutes différentes, installées à côté de portes d'habitations à Carcassonne et Villegailhenc[9].
Expositions
- 2000, Jean Camberoque, rétrospective du au , Musée des beaux-arts de Carcassonne
- 2025, Jean Camberoque, le peintre du Midi noir, du au , Chapelle Saint-François-Xavier, Carcassonne[10].
Publications
- Camberoque, Jean-Pierre Roque, éditions LOESS, 1987.
- Paysages du Languedoc, Jean Camberoque, , éditions Loubatières, 1993.
- Carcassonne, Jean Camberoque et Claude Marti, éditions Loubatières, 1992.
- Rétrospective Jean Camberoque, catalogue d'exposition du Musée des beaux-arts de Carcassonne.