Jean Clément (révolutionnaire)
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| Juge de paix Canton d'Ernée | |
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Jean Clément, est un notaire et révolutionnaire français, né le à Ernée[1], membre du Tribunal révolutionnaire de la Mayenne.
Il est tout d'abord marchand de draps[2]. et greffier du bailliage de Pontmain[3].
Il semble succéder comme notaire à François Buchet[4]: il obtient provisions le . Il est reçu à la sénéchaussée du Mans le [5].
En 1786, il doit de fortes sommes d'argent à son frère et à sa sœur[6]. Il est saisi le [7]. Il est alors officier municipal.
Il est nommé juge de paix en 1792[1]. Proche de Julien Quantin, il s'oppose au directoire du département, plus modéré, proche des Jacobins de Paris. Le , Quantin fait arrêter un prêtre âgé l’abbé Deslandes[8]. Quantin et Clément rédigent alors un faux mandat pour que les gardes nationaux arrêtent à nouveau l’abbé Deslandes[9]. Le , le Directoire réagit[10]. Quantin est suspendu de ses fonctions. Quantin et Clément sont traduits devant le tribunal criminel du département, mais sont acquittés.
En tant que juge, il ne prononce aucune condamnation contre les habitants d'Ernée et de son canton, probablement par souci de ménager sa clientèle et ne pas déprécier son étude[1].
La Terreur s'installe. Clément est nommé en , président de la Commission militaire révolutionnaire du département de la Mayenne[1]. Le 12 germinal an II, il reprend ses fonctions de juge de paix. Il est révoqué après le 9 thermidor[1],[11]. Il parvient à échapper aux poursuites au contraire de plusieurs membres du comité et reste à la tête de son étude[1].
Il est directeur de l'Hospice d'humanité» (ancien Hôtel-Dieu) d'Ernée en l'an V, mais sa gestion y est réputée « assez peu recommandable »[1]. Forcé d'abandonner son étude en l'an VII (début 1799), il s'établit ensuite à Rennes où il serait mort[1].