Jean Damblans
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Jean Louis Damblans |
| Nationalité | |
| Formation |
Jean Damblans (Bois-Colombes, – Neuilly-sur-Seine, ), est un professeur de mathématiques et militant catholique français.
Petit-fils de l'illustrateur et graveur Damblans[a], Jean Damblans passe son enfance à Bois-Colombes. Grâce aux abbés Mignard et Gente, jeunes vicaires de sa paroisse de Bois-Colombes, à 16 ans, il découvre et est séduit par la personnalité, la pensée et l’action du Père Fillère[1]. Enthousiasmé, il fonde en 1938, avec de nombreux jeunes, une « Cité des Jeunes », paroissiale, dont fait aussi partie son futur camarade de combat, Georges Sauge. En 1940, il fait découvrir à Jacques Dupâquier la doctrine sociale de l'Église[2].
Brillant élève du Lycée Carnot[1], il entre en classe préparatoire au Lycée Condorcet[3]. Il réussit en 1941 les concours de l'École polytechnique[b],[4] et de l’École normale supérieure[c],[5]. Il choisit « Ulm » et le corps professoral. Il est reçu[d],[6] à l'agrégation de mathématiques en 1944.
Lors du procès de Jérôme Carcopino, Jean Damblans signe le la seconde pétition des élèves de l'École normale supérieure, qui s'oppose à la première pétition qui appelait la justice à la clémence en raison des qualités intellectuelles de l'ancien directeur de l'ENS et ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de Vichy[7].
En 1949, avec son épouse, il participe avec d'autres couples, puis des célibataires, à la fondation d'une communauté monastique d'apostolat par la parole, avec statuts, vœux, mise en commun des biens, la « Mission du Christ-Roi » à la Faverie à Beaumont-Pied-de-Bœuf (Sarthe). Cette initiative avait reçu l’accord tacite du Père Fillère, mais quelque temps après la mort de ce dernier, la communauté sera dissoute[1].
Sa première nomination professionnelle comme professeur de mathématiques le conduit à Châteauroux (Indre). En 1956 il revient à Paris, de nouveau au Lycée Carnot, puis enfin au Lycée Saint-Louis où se déroulera toute sa carrière. Il enseignera jusqu'au début des années 1980.
En , après la répression de l'insurrection de Budapest, il est aux côtés de Georges Sauge qui fonde le « Centre d’études supérieures de psychologie sociale »[8] (CESPS), un organisme anticommuniste qui reçoit l'appui de Weygand. Il contribue à la définition de la « ligne » du CESPS, il participe avec Sauge à de nombreuses tournées de conférences où le communisme est dénoncé avec vigueur. Après le congrès d'Épinay de 1971, il fait avec Georges Sauge « l’option socialiste » et adhère au nouveau Parti socialiste.
En 1965, il coopère, au nom du CESPS, à la tentative de création de la « Fédération Marana Tha » de tous les mouvements issus du P. Fillère[1], dont il sera l'archiviste. Et c'est au nom de cette fidélité que Jean Damblans publie en 1989, avec Denis Rendu et Madeleine Thévenon-Veicle (1927-2018), un ouvrage intitulé Le Père Fillère, nostalgie du futur.