En , Jean Debourges, alors juge au tribunal du district de Boussac et président du l'administration de la Creuse, est élu député du département, le deuxième sur sept, à la Convention nationale[2].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il ne se prononce pas lors du premier appel nominal, relatif à la culpabilité du roi, se prononce en faveur de l'appel au peuple[3], et refuse de voter lors du troisième appel nominal, relatif à la peine à infliger au roi[4]:
Je déclare [...] qu'à défaut de pouvoirs pour juger, qu'attendu l'incompatibilité des fonctions de législateur et de juge, et la nature de cette affaire qui ne peut finir que par un jugement, moi, législateur, je ne délibère point sur la question de savoir quelle peine Louis Capet a méritée.
Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , celui-ci le dénonce cependant, dans son journal, comme membre de la «faction des hommes d’État»[6]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[7].
Sous le Directoire, Jean Debourges est réélu député de la Creuse et siège au Conseil des Anciens. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI ()[8].
Il vote en faveur du droit de radiation des émigrés par le Directoire et contre l'impression du discours de Portalis, qui voulait accorder ce droit aux Conseils. Auteur de divers rapports, il est élu secrétaire de l'assemblée le 1er frimaire an V (), avant de quitter le Conseil en l'an VI ().
↑Michel Pertué, «La liste des Girondins de Jean-Paul Marat», Annales historiques de la Révolution française, vol.245, no1, , p.379–389 (DOI10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
Eugène Ernest Desplaces, Joseph Francois Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne, Paris, Firmin Didot frères, 1852, tome 10, p.240-241