Jean Dolent

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Nom de naissance
Antoine Charles FournierVoir et modifier les données sur Wikidata
Jean Dolent
Portrait gravé par Félix Bracquemond (Lemercier & Cie).
Fonction
Rédacteur en chef
Le Gaulois
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Antoine Charles FournierVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Jean DolentVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

De son vrai nom Charles-Antoine Fournier[1], Jean Dolent est un écrivain, romancier et critique d’art[2] né le et mort le à Paris.

Jean Dolent est fils et petit-fils d’ouvrier. Il appartient à une élite ouvrière, distincte cependant de la petite bourgeoisie et, de ce fait, il n’a reçu aucune éducation académique, à la différence de nombre de ses confrères critiques d’art. La modestie de sa condition sociale le contraint d’arrêter sa scolarité dès l’âge de 13 ans et il commence dès lors à travailler dans la manufacture de châles tenue par son oncle Pierre François Fournier[3]. Dans sa jeunesse, autour de 1849, il suit des cours de dessin chez le sculpteur Jean-Marie Lequien : il s’agit de ses premiers pas dans le milieu artistique. Grâce à un oncle, il complète sa formation, fréquente les musées et fait ses premiers pas dans le journalisme. Il débute au journal satirique Le Gaulois, puis collabora au Temps et à La Revue contemporaine. En 1866, avec Le Roman de la chair, puis en 1871 avec coup sur coup Avant le Déluge et L’Insoumis, Jean Dolent s’efforce de pénétrer le champ littéraire par le biais du roman mais toujours via le prisme de la littérature excentrique. En 1872, Jean Dolent, alors âgé de vingt-sept ans, connaît un échec qui marque la fin de de sa carrière littéraire à proprement parler. Il se tourne dès lors vers la critique d'art.

Vivant à Belleville, à la Villa Ottoz, aujourd'hui démolie, ami des meilleurs artistes de son temps, admiré par ses pairs, Jean Dolent est l'auteur d'une œuvre confidentielle mais importante. Il y tenait un salon artistique et y recevait les défenseurs du symbolisme, et ses nombreux amis parmi lesquels : Paul Gauguin, Auguste Rodin, le peintre Eugène Carrière qui y venait en famille ; Gustave Geffroy, Roger Marx, Gustave Kahn, Julien Leclercq, Jean-Paul Dubray.

Dans sa collection d'œuvres d'art, il possédait notamment le Portrait de Verlaine peint par Eugène Carrière[4],[5].

Hommage

Une rue de Paris porte son nom depuis 1925. Il a fait l'objet d'une thèse publiée aux Presses Universitaires de Rennes en 2010.

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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