Jean Fabre, né le à Nîmes et mort le 12 prairial an V à Sète, est un marchand de soieries français.
Protestant, il est resté célèbre par son amour filial: le la force armée était venue dissiper une réunion protestante, illégale depuis la révocation de l'édit de Nantes; à la vue de son père saisi par les soldats, Jean Fabre s'élança auprès de l'officier qui les commandait, et le supplia de lui laisser prendre la place du vieillard. L'officier ayant consenti à cet échange, Fabre, conduit à Montpellier et condamné aux galères, est allé subir sa peine au bagne de Toulon, 1756[1].
Un si beau dévouement étant venu à la connaissance du duc de Choiseul, alors ministre, il le fit délivrer après six ans de fers. En 1768, il obtint son décret de grâce et de réhabilitation sur demande du ministre de la Marine, le duc de Choiseul[2]. Ce trait de piété filiale a été mis sur la scène, en 1766, par Falbaire de Quingey dans l’Honnête Criminel, ou l’Amour filial[3].
Références
↑François-Xavier de Feller, Dictionnaire historique, ou histoire abrégée des hommes qui se sont fait un nom par leur génie, leurs talens, leurs vertus, leurs erreurs ou leurs crimes, depuis le commencement du monde jusqu'à nos jours, t. 5, p. 186, 1832.
↑Œuvres choisies du Cardinal Jean-Sifrein Maury, Aucher-Leroy, 1827, p. 246.
↑Louis Grégoire, «Fabre (Jean)», dans Dictionnaire encyclopédique d'histoire, de biographie, de mythologie et de géographie, Paris, Garnier frères, , iv-2074-77p., in-8º (OCLC1176705870, lire en ligne sur Gallica), p.724.