Jean Filliol (homme politique)
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| Jean Filliol | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (3 ans et 10 mois) |
|
| Élection | 30 novembre 1958 |
| Circonscription | 2e de la Corrèze |
| Législature | Ire (Cinquième République) |
| Groupe politique | UNR |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Jean Charbonnel |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Jean Jules François Filliol |
| Date de naissance | [1] |
| Lieu de naissance | Argentat, France |
| Date de décès | (à 74 ans) |
| Lieu de décès | Tulle, France |
| Nationalité | Française |
| modifier |
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Jean Filliol, né le à Argentat (Corrèze) et mort le à Tulle (Corrèze), est un diplomate et homme politique français.
Après des études menées à Paris, qui le conduisent à une licence de Lettres et un diplôme d'études supérieures de philosophie, il devient professeur au lycée Chaptal de Paris. Après son échec à l'agrégation, en 1932, il se réoriente et suit les cours de l'Institut des hautes études internationales. En 1934, il est lauréat du concours d'attaché de consulat et est nommé au consulat de France à Londres. Accédant aux fonctions de vice-consul, il est ensuite nommé quelques semaines avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale, comme vice-consul à Copenhague.
Envoyé à Helsinki, dans les mêmes fonctions, en , il refuse la capitulation et s'engage dès le dans les Forces Françaises Libres.
Radié des cadres par le régime de Vichy, il est à partir de conseiller auprès de la délégation de la France Libre pour le Moyen-Orient, au Caire.
Il occupe cette fonction jusqu'à la Libération. Après un bref passage au ministère des Affaires étrangères comme sous-directeur de la direction Europe, il est nommé consul général à Shanghaï en , avant de retourner, avec les mêmes fonctions cette fois-ci en Egypte, à Alexandrie.
En 1950, il est nommé représentant de la France dans le territoire de Trieste. Accédant au grade de conseiller des affaires étrangères en , il devient en décembre secrétaire général du Haut commissariat de la République en Sarre, avant d'occuper les fonctions de conseiller d'Ambassade auprès de Gilbert Grandval, à Sarrebrück.
Poursuivant sa carrière, il est nommé ministre plénipotentiaire, exerce les fonctions d'ambassadeur à Djeddah en 1954, puis haut-commissaire adjoint au Sud-Vietnam en .
Revenu en France, il travaille à partir de 1956 au ministère, et prend la direction du service du chiffre et des transmissions en 1957.
C'est le retour de Charles de Gaulle au pouvoir qui l'incite à s'engager en politique. Candidat de l'UNR dans la deuxième circonscription de Corrèze en 1958, il se présente contre le sortant communiste Jean Goudoux, qui arrive en tête du premier tour. Du fait d'un triangulaire, Filliol est cependant élu au second tour, avec 49,7 % des voix.
Député assez peu actif, sauf lorsqu'il s'agit de défendre les victimes des inondations de la Corrèze à l'automne 1960, il vote dans le sens de la politique gouvernementale.
Cette discrétion s'explique par son état de santé, qui s'est dégradé, et c'est cela aussi qui explique qu'il ne se représente pas en 1962, laissant Jean Charbonnel porter les couleurs de l'UNR.