Jean Fourché
personnalité politique française
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Jean Fourché, seigneur du Bezou, de La Courousserie et de Quéhillac, né vers 1556, mort vers 1612[1], est un homme politique et un haut fonctionnaire français de Bretagne, maire de Nantes de 1597 à 1598.
| Maire de Nantes | |
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| - | |
| Archidiacre Diocèse de Nantes |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activité |
| Propriétaire de |
Château de Quéhillac, château de la Courosserie (d) |
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| Conflit |
Biographie
Il est le fils de Pierre Fourché, seigneur du Bezou[2], d'une famille poitevine de chevaliers[3], et de Jeanne de Moayre, dame de La Courousserie en Héric. Geoffroy Fourché et son épouse Fillette sont les parents de Pierre, donc les grands-parents paternels de Jean[4]
Fonctions : grand archidiacre de l'église de Nantes[5], maître à la Chambre des comptes (1590), maire de Nantes (1597 - ), conseiller au Parlement de Bretagne ()[réf. nécessaire].
Un partisan de la Ligue
Il participe aux guerres de religion à Nantes aux côtés du duc de Mercœur dont il commande l'artillerie en Bretagne ; il est chargé par le duc de diriger la construction des nouvelles fortifications de Nantes.
En 1587, il entre dans la municipalité comme échevin[6], puis devient sous-maire pendant les mandats de Charles Harouys. Celui-ci, considéré comme un adversaire par le duc de Mercœur est arrêté le et incarcéré. Jean Fourché est encore sous-maire jusqu'au au début du mandat de Pierre André[7].
Le duc le nomme maître à la Chambre des comptes en 1590 et conseiller au Parlement établi à Nantes[8].
Il prend part aux négociations entre le duc et Henri IV à Ancenis en 1594.
En 1595, il achète la terre de Quéhillac à Bouvron et en devient le seigneur.
Maire de Nantes
Mercœur le fait élire maire au renouvellement de 1596 et le nomme commandant de la ville. Son élection a lieu le [9] et il entre en fonctions le . Il a pour sous-maire Bernardin Despinoze jusqu'au , puis Christophe Le Vavasseur ; le procureur syndic est Louis Michel.
Il est réélu en , alors que Nantes est une des dernières villes non encore soumises au roi.
Il traite avec Henri IV des conditions de la reddition de Nantes.
Au cours de son séjour à Nantes, Henri IV signe l'édit de Nantes (). Il décide aussi une réforme de la municipalité : le mandat commencera désormais le , le roi choisira le maire dans une liste de trois candidats proposés par les électeurs. Lors de l'élection d', le premier des trois candidats est Charles Harouys, maire en 1588-1589, victime du duc de Mercœur, que le roi réintègre dans sa charge. Il confirme par ailleurs Jean Fourché comme maître des comptes.
Municipalité
Sous-maire :
- Bernardin Despinose[10]
Échevins :
- Pierre Langlois
- Bonaventure Dérédye
- Pasquier Nycollon, Sr de Chasseloir
- Christophe Levavasseur, Sr du Tertre
- François Caris
Les sieurs Despinose, Dérédye et Caris, remplacés en août et octobre par les Sieurs :
- Le Brun, Sr de la Rouaudière
- Pierre Poullain
- Bernard de Bellanton
Postérité
Il épouse Marie Joullain, dame de Langarzeau et de Lormoie, fille de René Joullain, garde et questeur d'Ancenis, et de Jehanne Taillandier. De ce mariage naîtront 9 enfants[11] :
- Jehanne née en 1582 morte jeune,
- Mathieu né vers 1585, seigneur de Quéhillac, mari de Guyonne Bouriau veuve de Guillaume Thevin sieur de la Rue
- Catherine née en 1586,
- Jean né en 1586 seigneur du Bezou et de Langarzeau mari de Françoise de Crespy Dame du Bezou,
- Jehanne née en 1587,
- Françoise née en 1589 épouse de Guy de Lesrat seigneur des Briottières et du Plessix Guerry,
- Renée née en 1590,
- Pierre né en 1592 mort jeune,
- Pierre né en 1593.
Son fils aîné Mathieu (1585-1624), seigneur de Quéhillac, n'aura qu'une fille, Louise (1619-1641), première épouse de Nicolas Fouquet[12]. Leur fille Marie Fouquet, dame de Quéhillac, épouse Armand de Béthune, marquis de Charost. Nicolas Fouquet revendra à son cousin par alliance, Jean III Fourché, au nom de sa fille la seigneurie de Quéhillac.
En 1616, son fils Jean II[13] (1586-1646), seigneur du Bezou, donne une statue de Notre Dame de Toutes Aides lors de la reconstruction de la chapelle du village de Bessac à Campbon[5].
Un descendant de Jean Fourché, Amaury Fourché de Quéhillac est maire de Bouvron de 1813 à 1817, puis de 1819 à 1830.
Voir aussi
Bibliographie
- Alexandre Perthuis et Stéphane de La Nicollière-Teijeiro, Le Livre doré de l’hôtel-de-ville de Nantes, Tome I, Imprimerie Grinsard, 1873, pages 188-190.