Jean Fournier (galeriste)
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Jean Fournier, né le à Paris et mort le dans la même ville[1], est un marchand d'art français.
Né dans une famille de bouchers de la rue Bonaparte à Paris, Jean Fournier ne vient pas d’un milieu artistique. Il développe néanmoins très tôt un intérêt pour l’art, nourri par une sensibilité personnelle et une passion pour les livres d’art.
En 1945, il commence sa carrière professionnelle en tant que libraire spécialisé. La même année, il rejoint la galerie d’Achille Weber, éditeur d’art, située avenue Kléber.
En 1954, par l'intermédiaire de l'une de ses clientes, Colette de Jouvenel, il organise sa première exposition, des œuvres de Joseph Sima. Il expose par la suite Simon Hantaï, Jean Degottex, Louis Pons, Georges Mathieu. En 1956, André Breton lui préface une exposition de Marcelle Loubchansky[2].
En 1964, Jean Fournier déménage sa galerie rue du Bac. Il y développe une ligne artistique tournée vers l’abstraction, la couleur et la peinture américaine d’après-guerre. Parmi les artistes qu’il expose figurent les nord-américains Jean Paul Riopelle, Sam Francis, James Bishop, Joan Mitchell, Kimber Smith et Shirley Jaffe, mais aussi plusieurs figures françaises majeures comme Claude Viallat, Pierre Buraglio, Jean-Pierre Pincemin, Daniel Buren ou Michel Parmentier. Marcelin Pleynet est souvent le préfacier des expositions.
En 1971, une exposition-manifeste du mouvement Supports/Surfaces rassemble chez lui Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, André Valensi et Claude Viallat.
En 1979, il transfère sa galerie rue Quincampoix, dans un espace conçu pour valoriser la lumière naturelle grâce à une verrière, renforçant ainsi son souci de présenter les œuvres dans des conditions optimales. Il inaugure ce nouveau lieu par une exposition consacrée à Sam Francis. S'ensuivent des expositions de Bernard Piffaretti, Stéphane Bordarier, Antonio Semeraro, Frédérique Lucien, etc[3].
En 1999, il revient rue du Bac, par l'intermédiaire de la styliste agnès b., ancienne stagiaire de la galerie[4].
En 2007, un an après sa mort, le musée Fabre à Montpellier rend hommage à son travail à travers l’exposition La couleur toujours recommencée[5].
En 2024, après le décès de Jean-Marie Bonnet, le compagnon de Jean Fournier, la galerie ferme ses portes, après 67 ans d'activité[6].
Références
- ↑ Archives de Paris, 1922, Naissance, 13, 13N 266, N° 1668, vue 19/21.
- ↑ Philippe Dagen, « Jean Fournier, galeriste et libraire d'art », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Jean Fournier (1922 - 2006), marchand de tableaux à Paris », sur France Culture, (consulté le )
- ↑ Maïté Bouyssy, « Jean Fournier, un galeriste amoureux de la couleur, de Catherine Francblin », sur En attendant Nadeau, (consulté le )
- ↑ « Jean Fournier, portrait d’un « flaireur d’art » », sur Le Journal Des Arts (consulté le )
- ↑ « La galerie Jean Fournier baisse le rideau après 67 ans », sur Le Quotidien de l'Art, (consulté le )
Voir aussi
Bibliographie
- Catherine Francblin, Jean Fournier. Un galeriste amoureux de la couleur, Paris, 2007.