Jean Jay

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Date de naissance
Lieu de naissanceSainte-Foy-la-Grande, France
Date de décès (à 63 ans)
Jean Jay
Fonctions
Député de la Gironde

(1 an et 17 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Sainte-Foy-la-Grande, France
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Le Fleix, France
Nationalité Française
Parti politique Montagne
Profession pasteur
députés de la Gironde

Jean Jay, né le à Sainte-Foy-la-Grande (Généralité de Bordeaux, actuel département de la Gironde), mort le au Fleix (département de la Dordogne), est un homme politique de la Révolution française.

Entre 1791 et 1795, il est député de la Gironde à l'Assemblée nationale législative et à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI.

Origines sociales

Jean Jay est issu d'une famille bourgeoise de robe de confession protestante. Son grand-père et son père tous deux prénommés Jean eux aussi sont notaires à Castillon-la-Bataille[1].

Mandat à la Législative

La France devient une monarchie constitutionnelle en application par la constitution du 3 septembre 1791. Le même mois, Jean Jay est élu député de la Gironde, le dixième sur douze, à l'Assemblée nationale législative[2].

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote en faveur de la mise en accusation de Bertrand de Molleville, le ministre de la Marine[3]. En avril, il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance[4]. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de Lafayette[5].

Mandat à la Convention

La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean Jay est réélu député de la Gironde, le cinquième sur douze, à la Convention nationale[6].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[7]. Le , il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat[8]. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission de Douze[9].

Le , Jean Jay est élu membre du Comité de sûreté générale. Le 15 vendémiaire an II (), il est élu membre du Comité d'instruction publique.

Le 23 frimaire (le ), Jean Jay s'oppose aux motions de François-Louis Bourdon (député de l'Oise) et d'Antoine Merlin (député de la Moselle) qui proposent le renouvellement mensuel par tiers du Comité de salut public[10],[11] :

La motion faite hier à la fin de la séance, pour renouveler le comité de Salut public est trop importante pour n'être pas discutée avant d'être résolue. Il s'agit de changer le centre du gouvernement révolutionnaire. Je ne crois pas que ce soit ici le moment de prendre une pareille mesure. Ce n'est que depuis l'existence du comité actuel que nous avons vu marcher la Révolution.

La 2ème sans-culottide an II (), il est élu membre, le onzième sur douze, de la Commission de l'examen des papiers de Maximilien de Robespierre[12].

Après la Convention

Notes et références

Voir aussi

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